Dernière minute
Société
Plus de 10 millions de morts. Tel est le bilan macabre établi par le système des Nations unies pour la guerre qui sévit dans l’Est de la République Démocratique du Congo depuis environ trois décennies. Un bilan en constante augmentation, d’autant que, chaque jour, au moins une âme tombe sur le…
Culture
Forum éco
Enjeux de l’heure
Dans la province de l’Ituri, au nord-est de la République démocratique du Congo, la problématique du mariage précoce chez les jeunes filles demeure une préoccupation majeure pour les acteurs des…
Étranger
Rabat - Sa Majesté le Roi Mohammed VI, que Dieu L’assiste, accompagné de Son Altesse Royale le Prince Héritier Moulay El Hassan, a présidé, samedi au Palais Royal à Rabat, un Conseil des ministres…
Nation
Écoles doctorales dès la rentrée 2026-2027, autofinancement des universités, réduction de 50 % des frais pour les étudiants vulnérables : la ministre de l'Enseignement supérieur et universitaire,…
Gare aux lacs dans nos ornières !
Nous voici au mois d’avril. Un mois où le ciel est censé arroser la capitale et ses environs de pluies diluviennes. Si, du moins, l’on en croit les prévisions de la Mettelsat. L’Agence nationale de météorologie et de télédétection par satellite de la République démocratique du Congo.
La petite saison sèche passée, les averses ponctuelles n’ont pas attendu la météo pour combler de leurs eaux généreuses les milliers – si pas les millions – d’ornières qui labourent les principales artères de la ville de Kinshasa. Pas étonnant qu’après la pluie, vienne le sale temps.
La semaine dernière, à quelques jours du mois d’avril, une pluie inattendue a surpris piétons et transporteurs. Trempés par la douche céleste, ceux qui ne pouvaient s’abriter se sont butés à des tas de lacs artificiels qu’ils ne pouvaient traverser à la nage.
Les nids-de-poule d’avant la pluie se sont carrément mués en cuvettes d’eaux. Pour avancer sur les grandes artères, les motos à deux roues, les tricycles et les véhicules ne pouvaient se mouvoir qu’en slalomant entre les crevasses, de peur de s’engouffrer dans les lacs occasionnels.
A défaut des trottoirs commodes, nombre de piétons n’ont eu d’autres choix que d’avancer les pieds dans l’eau. Les plus audacieux se sont mués en acrobates, sautillant d’une pierre à une autre. Les plus prudents ont dû s’abriter longtemps, en attendant que les eaux de pluie s’infiltrent…
En amorçant ce mois pluvieux, les dégâts s’annoncent pires, si l’on n’y prend garde. L’affluence de précipitations présage des débordements des cours d’eau. Voire, des inondations qui risquent de dégrader davantage l’état défectueux de nos routes.
Il est donc temps de curer nos caniveaux. D’évacuer ces immondices qui s’amoncellent depuis des semaines le long des rigoles curées. Et qui risquent de retourner dans ces caniveaux sous l’impulsion des torrents d’eaux.
C’est aussi le temps de boucher nos ornières, en n’attendant pas que des fonds faramineux soient débloqués pour, enfin, commencer à se mettre à l’œuvre. Sinon, ce serait un poisson d’avril de croire que tout va s’arranger en un coup de baguette magique. La première Première ministre du pays n’étant pas une magicienne. Yves KALIKAT