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Fifi Masuka accusée d’entretenir une contrebande minière au Lualaba
* Déjà, 42.000 camions bourrés de minerais auraient échappé au contrôle des services officiels, renseignent des sources proches du dossier.
La magouille se porte bien dans l’exploitation minière au Lualaba. Sur l banc des mis en cause, figure notamment la vice-gouverneure et gouverneure intérimaire de cette province Fifi Masuka. Cette dernière est accusée d’entretenir une contrebande qui fait perdre d’importantes sommes aussi bien aux finances de la province qu’à celles du Trésor public.
Selon des sources qualifiées des services miniers sur place, 42.000 camions bourrés de minerais auraient déjà échappé au contrôle, à la suite du réseau maffieux exploitant les mines. Ce réseau bénéficierait de la protection de Fifi Masuka. A en croire nos sources, la vice-gouverneure du Lualaba profiterait de son statut de présidente de la Coopérative minière pour le bien-être des artisanaux du Katanga (COMIBAKAT), poste qu’elle occupe depuis novembre 2012.
Agréé en 2013 par un arrêté signé par Martin Kabwelulu, alors ministre des Mines, la Comibakat a sollicité et obtenu de Fifi Masuka en avril dernier, l’autorisation de travailler dans le périmètre de Kimbalasani. Tout le problème, affirment nos sources, est que ledit périmètre avait déjà été concédé à « Boss Mining » qui est un exploitant minier bien connu des « Lualabais ».
Tirant de gros dividendes du bail actuel de Fifi Masuka à la tête de la province, la Comibakat aurait également reçu de sa présidente, l’autorisation de s’installer dans neuf autres sites où la fraude minière s’est érigée en mode de gestion.
Qui pis est, la Comibakat se serait écartée de son cahier des charges. « A ce jour, la coopérative présidée par Fifi Masuka, a quitté l’exploitation artisanale à l’origine de sa création, pour une exploitation industrielle à Kabundji-Menda. Ce, en violation de la réglementation en vigueur », déclarent des sources croisées aussi bien de la Division provinciale des Mines, du ministère provincial des Mines que du Service d’assistance et encadrement de l’exploitation minière artisanale et à petite échelle (SAEMAPE).
Les mêmes sources locales ajoutent que malgré toutes les correspondances du numéro 1 de la SAEMAPE adressées à la Comibakat pour protester contre cette exploitation illégale, rien n’a donc changé. Bien au contraire. La vice-gouv sortante du Lualaba, dans sa veste dame de fer, se serait imposée, non sans brandir des menaces au responsable provincial de du « Saemape« .
« Plus ahurissant encore, Fifi Masuka pousse sa tyrannie plus loin. Ivre du lait, elle demande avec insistance que tous les rapports d’activités lui soient directement adressés, et non au Ministère provincial des Mines ni encore moins, à la Division des mines du Lualaba.« , renchérissent les mêmes sources.
Au jour d’aujourd’hui, la Comibakat serait gérée par un certain Alain Kapupa Izamba. Ce dernier serait un proche de Fifi Masuka et lui doit toute obéissance, tel ce cheval qui obéit bien à l’éperon. Compte tenu du volume des numéraires, en termes de manque à gagner pour le Trésor public, occasionné par les contrebandiers au Lualaba, des sources proches de la Division provinciale des Mines estiment qu’il soit opportun pour le ministre de tutelle du Gouvernement central, de se saisir du dossier pour ramener Fifi Masuka sur le droit chemin. Grevisse KABREL
