Dernière minute
Société
2016-2026. Cela fait exactement dix ans que l'Eglise Pierre Angulaire de Moulaert a vu le jour. Pour célébrer cette première décennie de fidélité, de grâce et de marche avec le Seigneur, cette assemblée membre de la 8ème Cepac/ECC (Communauté des Eglises de Pentecôte en Afrique Centrale/…
Culture
Forum éco
Enjeux de l’heure
Le gouvernement provincial de Kinshasa vient de suspendre d’urgence les opérations de la Mission mixte de régulation routière (MMRR). Les chauffeurs de taxi-bus ont applaudi de deux mains cette…
Étranger
Le Maroc a été élu, vendredi à l’unanimité, en tant que Commissaire de la Commission Africaine de l’Énergie Nucléaire (AFCONE), pour une période de trois années.
Cette élection a eu lieu…
Nation
“Les États-Unis ne permettront pas à des groupes voyous de tirer profit du commerce illicite des minéraux et de déstabiliser la région. Les richesses minières de la République démocratique du…
Félix Tshisekedi : "Le crédit Bonobo consacre la création de la plus vaste réserve terrestre protégée de la planète"
Sous le haut patronage du Président de la République, Félix Tshisekedi, Kinshasa a accueilli, le samedi 5 juillet, l'ouverture officielle de la Table ronde consacrée au " Crédit Bonobo ", un mécanisme financier novateur destiné à la conservation et à la valorisation de la biodiversité congolaise, au profit des communautés locales et des peuples autochtones.
Dans son discours inaugural, le Chef de l'État a salué cette initiative qu'il a qualifiée de " visionnaire ", soulignant qu'elle marquait "la création de la plus vaste réserve terrestre protégée de la planète". Ce mécanisme inédit associe, selon lui, la préservation écologique à une dynamique sociale et économique durable.
" Ce projet, a-t-il déclaré, témoigne de notre volonté de préserver notre patrimoine naturel tout en améliorant les conditions de vie des millions de nos concitoyens impliqués dans la sauvegarde de la biodiversité". Félix Tshisekedi a également appelé à bâtir, à travers cette Table ronde, un plaidoyer structuré en faveur de la mise en place d'un crédit biodiversité dédié aux espèces emblématiques de la RDC.
Organisée en partenariat avec le ministère de l'Environnement et Développement durable, l'Institut congolais pour la conservation de la nature (ICCN) et la Fondation du Zoo d'Anvers (AZF), cette rencontre se tient pour deux jours à Kinshasa, avant de se poursuivre du 7 au 8 juillet à Anvers, en Belgique.
Le Couloir Vert Kivu-Kinshasa
Le Directeur général de l'ICCN a, de son côté, rappelé l'importance stratégique de ces assises dans les efforts de la RDC pour promouvoir des mécanismes de financement des services environnementaux dans le Bassin du Congo, considéré comme le deuxième poumon écologique de la planète.
Depuis son arrivée à la tête du pays, Félix Tshisekedi a multiplié les initiatives pour protéger les écosystèmes congolais. Parmi elles, le projet du Couloir vert Kivu-Kinshasa, couvrant 544 000 km², ambitionne de préserver plus de 100 000 km² de forêt primaire, abritant une mégafaune exceptionnelle, tout en respectant les droits des communautés riveraines.
Ce projet se veut un modèle de gestion durable des ressources naturelles, conciliant impératifs écologiques et développement socio-économique.
Un projet d'habituation des Bonobos
Dans la province de la Tshuapa, un projet d'habituation des Bonobos, espèce endémique et emblématique de la RDC, est déjà en cours dans la réserve de Lomako Yokokala. Menée conjointement par l'ICCN et l'AZF, cette initiative concrétise la vision nationale de valorisation de la biodiversité.
À travers le "Crédit Bonobo", la RDC ambitionne de poser les bases d'un mécanisme durable et réplicable pour d'autres espèces menacées telles que l'okapi et le gorille de montagne. Un modèle qui pourrait inspirer la gouvernance environnementale mondiale et repositionner le pays en acteur incontournable de la diplomatie verte.
Le rendez-vous se poursuivra à Anvers dès ce 7 juillet pour finaliser les contours de ce projet d'envergure et affirmer la place de la RDC dans les grandes initiatives environnementales internationales.
Jérémie ASOKO