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Le Cafco lance la deuxième édition du concours «Médias Femmes, paix et sécurité»
Le Cadre permanent de concertation de la femme congolaise (Cafco), en partenariat avec le Global Network of Women Peacebuilders (GNWP), a officiellement lancé le vendredi 17 juillet, à Kinshasa, la deuxième édition du concours «Médias Femmes, paix et sécurité», une initiative destinée à encourager les jeunes journalistes congolais à produire des contenus de qualité sur les questions liées aux femmes, à la paix et à la sécurité.
Le lancement est intervenu à l’occasion d’un atelier de renforcement des capacités ayant réuni 130 professionnels des médias locaux et nationaux autour des agendas «Femmes, paix et sécurité» (FPS) et «Jeunesse, paix et sécurité» (JPS). Cette rencontre visait à renforcer les compétences des journalistes sur ces thématiques, à promouvoir un journalisme sensible au genre et aux conflits, ainsi qu’à lutter contre la désinformation, particulièrement en période de crise.
Ouvert à tous les journalistes de moins de 35 ans, le concours se déroulera jusqu’au 17 octobre 2026. Les candidats sont appelés à soumettre des productions journalistiques qui contribuent à la promotion des résolutions 1325 et 2250 du Conseil de sécurité des Nations unies, à travers des récits transformateurs, des angles originaux et des approches mettant en lumière le rôle des femmes et des jeunes dans la prévention des conflits et la consolidation de la paix. La cérémonie de remise des prix est prévue le 31 octobre 2026, date marquant l’anniversaire de l’adoption de la Résolution 1325.
"L'information est aussi une arme"
Procédant au lancement officiel du concours, Tina Likula, directrice-cheffe de service des médias audiovisuels et représentante du secrétaire général du ministère de la Communication et Médias, a insisté sur la responsabilité des journalistes dans le contexte actuel.
«Nous lançons aujourd’hui la deuxième édition du concours Médias Femmes, Paix et Sécurité. Une journée intense de réflexion et de renforcement des capacités durant laquelle le thème fait allusion à la lutte contre la désinformation. C’est une urgence vitale pour notre nation qu’est la RDC», a-t-elle déclaré.
Elle a évoqué la situation sécuritaire et humanitaire du pays, en rappelant que le rôle des médias dépasse désormais la simple diffusion de l’information.
«En ce moment précis, notre pays traverse une crise sécuritaire et humanitaire profonde. Dans ce contexte, l’information n’est plus seulement un outil de communication, elle est devenue une arme», a-t-elle affirmé.
"Devenez les voix de celles ou ceux qu'on n'entend pas"
Elle a, en outre, assuré les participants du soutien du ministère de la Communication et Médias dans cette initiative.
«Sachez que le ministère de la Communication et Médias reste à vos côtés pour vous accompagner, vous sourcer et valoriser vos productions. Devenez les voix de celles et ceux qu’on n’entend pas, documentez la résilience, analysez les mécanismes de résolution avec rigueur et sensibilité. Osez bousculer les lignes éditoriales classiques», a exhorté Mme Likula.
Au cours de l’atelier, les organisateurs ont rappelé que cette initiative répond au constat selon lequel les questions liées aux agendas FPS et JPS demeurent encore insuffisamment traitées par les médias congolais. Si la RDC en est à la troisième génération du Plan d’action national de mise en œuvre de la Résolution 1325 et prépare la deuxième génération du Plan d’action de la Résolution 2250, les journalistes sont encore peu nombreux à réaliser des enquêtes et des analyses approfondies sur ces enjeux.
Les travaux ont ainsi porté sur la couverture médiatique des questions de paix et de sécurité, les fondamentaux de l’écriture journalistique en période de conflit, la lutte contre la désinformation et la cybersécurité, avec pour objectif d’encourager des productions plus approfondies et sensibles au genre.
Intervenant à cette occasion, Evelyne Mbata, membre du Conseil d’administration du Cafco, a invité les journalistes à saisir cette opportunité en diversifiant les sujets traités et en recherchant l’excellence dans leurs productions.
Tricya MUSANSI