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faute d’avions : La RDC recourt à l’Angola pour le déploiement des matériels électoraux
Les élections générales vont se tenir la semaine prochaine en RDC. Mais la Commission électorale nationale indépendante (CENI) est confrontée à un sérieux problème de logistique. Faute d’avions, la Centrale électorale est incapable de déployer du matériel électoral à travers plus ou moins 8.000 bureaux de vote.
Face à ce défi, la Ceni a exprimé dernièrement son désarroi en écrivant au chef de l’Etat. Dans une missive qui frôlait à des termes voilés une menace de report des scrutins combinés du 20 décembre 2023, la CENI plaçait le gouvernement congolais devant ses responsabilités. C’est pourquoi, pour éviter d’être à l’origine d’une probable situation déplorable en cas de la non-tenue des élections, le gouvernement congolais n’a pas trouvé mieux que de recourir à son puissant voisin avec qui il vient de signer un accord. Celui-ci autorise les avions angolais à survoler l’espace aérien congolais pour le déploiement du matériel électoral dans les bureaux de vote disséminés à travers tout le territoire national.
Il est évident que tout patriote congolais qui a suivi l’annonce de cet accord qui a enflammé les réseaux sociaux ces derniers jours, doit s’être révolté que le pays soit descendu jusqu’à ce niveau.
En effet, il y a des années, l’ex Zaïre disposait d’une flotte aérienne qui comptait parmi les plus riches d’Afrique, avec des avions neufs notamment le DC 10 et le Boeing 737. Les ex Zaïrois étaient très fiers de leur compagnie Air Zaïre. Mais ayant été très mal gérée, cette compagnie a fait faillite et mis la clé sous la porte.
Cependant, au lieu de tout mettre en œuvre pour faire renaître cette entreprise étatique de ses cendres, le gouvernement congolais a préféré créer une autre société aérienne aux contours flous. Ici encore, à cause d’une gestion empirique de Congo Airways, cette compagnie est pratiquement en voie de disparition. Elle n’avait à peine que moins de cinq avions acquis de seconde main.
Ces deux situations prouvent à suffisance que le problème de gouvernance en RDC se pose avec acuité. C’est pourquoi à l’occasion des élections du 20 décembre 2023, les électeurs devraient voter utile pour donner au pays une nouvelle race des dirigeants soucieux des intérêts supérieurs de la nation. Muke MUKE