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Fatshi s’attaque au social des militaires et policiers
Un dimanche de bonne nouvelle pour les militaires, policiers et leurs dépendants. Dans les cantines des camps militaires, un sac de farine de maïs sera vendu à 18 000 FC par ménage aux hommes servant sous le drapeau, au lieu de 94 000 FC tel que pratiqué sur le marché. L’annonce a été faite hier dimanche 12 septembre par le commandant de la Garde Républicaine, le Général-major Christian Tshiwewe Songesha, à l’occasion de la cérémonie de lancement des Cantines de vente des produits agricoles du Service national par le Président de la République, Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo.
Au camp Tshatshi où s’est déroulée cette cérémonie, la nouvelle a réjoui les épouses des militaires qui ont exprimé leur satisfaction en entonnant des chansons dans lesquelles elles demandent au Chef de l’Etat de conserver à jamais son fauteuil. « Fatshi fanda na yo, wumela seko na seko« , chantaient-elles en chœur en lingala.
Selon le Commandant de la Garde Républicaine, la présence du chef de l’Etat au camp Tshatshi est toujours synonyme d’une réalisation. Des jours plus tôt, c’était pour inaugurer une école pour les enfants des militaires, et aussi se rendre compte de l’hôpital de référence du camp remis en l’état. Et hier dimanche, Fatshi n’a pas dérogé à la tradition.
« Lelo eza fufu « , entendez « aujourd’hui, c’est la farine de maïs« , a dit le Général-major Christian Tshiwewe, déclenchant un tonnerre d’applaudissement de la part des familles des militaires. Et ce « fufu« , la boule mangée à toutes les sauces par les Congolais, sera vendu à un prix hors concurrence. Un sac de maïs qui revient à 94.000 FC coûtera 18.000 FC aux cantines des camps militaires. Ce maïs est un fruit des récoltes réalisées par le Service national.
D’après le Commandant du Service national, le Général Major Jean-Pierre kasongo Kabwik, pour éviter que cette farine mise à la disposition des familles militaires par le Chef de l’Etat ne puisse se retrouver sur les marchés noirs entre les mains des bénéficiaires illicites, le Service National a mis en place un système numériquement informatisé dans la gestion des cantines. Une famille a droit à un sac de farine de 25 kg par mois. Quant au Service National, il s’assurera de la non rupture des stocks dans les cantines.
Les cantines seront organisées dans les camps TSHATSHI, KOKOLO, CETA, LUFUNGULA ainsi que le Camp KABILA pour la Ville de Kinshasa. Tandis que pour la Ville de Lubumbashi, elles seront organisées dans les Camps KIMBEMBE, VANGU ainsi que le Camp EST.
« Le Service National ne ménagera aucun effort pour que dans un bref délai, en plus de la farine de maïs, le haricot, l’huile végétale, le poisson et pourquoi pas la viande fraiche soient mis à la disposition des Hommes appelés à servir sous le drapeau à travers les cantines militaires, et à moyen terme d’élargir cette opération sur l’ensemble des garnisons à travers toute la République« , indique le Général Major Kasongo Kabwik.
Le chef d’état-major des FARDC, le Général d’Armée Célestin Mbala a rendu un vibrant hommage au Chef de l’Etat pour avoir concrétisé sa vision d’autonomie alimentaire en faveur des militaires, les policiers et leurs familles.
Créé par le Décret-loi n°032 du 15 octobre 1997, le Service National est un organe paramilitaire d’éducation, d’encadrement et de mobilisation des actions civiques et patriotiques en vue de la reconstruction et du développement de notre pays. A ce titre, il a entre autres comme missions d’organiser sur l’ensemble du territoire congolais des centres de production agricole et d’encadrement des jeunes sur l’ensemble du territoire congolais.
Ces cantines seront installées dans tous les camps militaires du pays. Didier KEBONGO