Dernière minute
Société
Bakosa yo te. Mboka nionso mokonzi azalaka kaka moko!". Cette phrase en lingala se traduit en français par : "Ne te laisse pas tromper. Dans tout pays, il n'y a qu'un seul chef !". Elle vient d'un véhicule Mercedes Benz Sprinter 313. Un principe cher aux dirigeants africains!…
Culture
Forum éco
Enjeux de l’heure
Le projet de loi relatif aux droits d'auteur et aux droits voisins en République démocratique du Congo a été révisé au terme de sept jours de travaux d'une commission interministérielle, clôturés…
Étranger
Bâtit sur les rives de la méditerranéen, la ville d'Alexandrie fondée, en 331 avant J.-C. par Alexandre le Grand, est un lieu mythique. Deuxième plus grande ville d'Egypte, avec plus au moins six…
Nation
Face à l'aggravation de la crise sécuritaire et humanitaire dans l'Est de la République démocratique du Congo, les eurodéputés belges Elio Di Rupo et Hilde Vautmans exhortent l'Union…
Ève Bazaïba suspend les contrats forestiers mis en cause
La vice-Première ministre, ministre de l’Environnement, Eve Bazaïba a suspendu les contrats forestiers mis en cause dans le Rapport de l’Inspection générale des finances (IGF), sur la gouvernance forestière en RD Congo. L’annonce a été faite à l’issue d’un entretien, le mardi 12 avril avec les délégués des forces vives oeuvrant dans ce secteur.
Hormis la gouvernance forestière, Eve Bazaïba a également échangé avec ses visiteurs sur la COP 27 dont la RDC va accueillir les travaux préparatoires, l’assainissement et l’organisation en vue du marché de crédit carbone. Des ONG, des partis politiques, des groupes de jeunes et la presse ont été conviés à cette rencontre.
Eve Bazaïba s’est attardée, dans son intervention, sur le rapport de l’IGF qui fustige la gouvernance forestière en RDC durant la période de 2014 à 2020.
Elle dit attendre que la commission des lois du gouvernement finalise la mise en place de la commission ad hoc chargée d’examiner au cas par cas chaque contrat.
Pour la VPM de l’Environnement, au terme de l’examen minutieux de tous les dossiers, les contrats irrégulièrement suspendus seront rétablis. Par contre, ceux sur qui les allégations de l’IGF seront confirmées seront d’office résiliés.
« Je vous informe que tous les contrats indexés par l’IGF, nous les avons suspendus jusqu’à nouvel ordre. Nous attendons donc que la commission des lois du gouvernement finalise la mise en place de la commission qui va examiner au cas par cas chaque contrat. Si nous trouvons que c’était par erreur qu’un contrat a été indexé, nous allons lever la suspension. Au cas contraire, nous serons carrément obligés de résilier le contrat« , a-t-elle promis.
A la même occasion, la ministre Eve Bazaïba a souligné le caractère légal et rigoureux de l’opération de toilettage prévue à cet effet. Aussi, a-t-elle assuré que les titres forestiers qui seront récupérés au terme de cet examen seront attribués à d’autres concessionnaires.
« L’Etat pourrait alors voir dans quelle mesure, vu les demandes que nous avons enregistrées, réattribuer ces titres forestiers à d’autres concessionnaires. Je crois que cela sera très peu pour l’exploitation. Ce sera plus pour la conservation. Certains exploitants forestiers eux-mêmes sont en train de venir vers nous pour solliciter l’autorisation de transformer certains blocs de leurs concessions d’exploitation en concessions de conservation. Certes nous n’allons pas arrêter avec l’exploitation mais nous avons simplement intérêt à élargir la conservation de nos forêts vu que cela fait partie de nos engagements pris avec les partenaires« , a ajouté Eve Bazaïba.
D’après l’Inspection générale des Finances, au total 18 concessions forestières du domaine privé forestier de l’Etat avaient été vendues illégalement entre 2014 et 2020 par les ministres successifs de l’Environnement.
Pour l’institution que dirige Jules Alingete, ces ministres qui se sont succédé à la tête du ministère de l’Environnement se sont donné ces concessions forestières en violation du Code forestier et du moratoire pris par le Gouvernement. Orly-Darel NGIAMBUKULU