Dernière minute
Société
Plus de 10 millions de morts. Tel est le bilan macabre établi par le système des Nations unies pour la guerre qui sévit dans l’Est de la République Démocratique du Congo depuis environ trois décennies. Un bilan en constante augmentation, d’autant que, chaque jour, au moins une âme tombe sur le…
Culture
Forum éco
Enjeux de l’heure
Dans la province de l’Ituri, au nord-est de la République démocratique du Congo, la problématique du mariage précoce chez les jeunes filles demeure une préoccupation majeure pour les acteurs des…
Étranger
Rabat - Sa Majesté le Roi Mohammed VI, que Dieu L’assiste, accompagné de Son Altesse Royale le Prince Héritier Moulay El Hassan, a présidé, samedi au Palais Royal à Rabat, un Conseil des ministres…
Nation
Le vice-Premier ministre, ministre du Budget, Adolphe Muzito, a effectué une visite de travail, le lundi 19 octobre, au bureau du Procureur général près la Cour de cassation (PGCCAS), Firmin…
Est de la RDC : une force de trop
Encore une force régionale dans l’Est de la RDC. Une de plus. Plus exactement une de trop. Pour faire quoi ? « Stabiliser la zone et imposer la paix en appui aux forces de sécurité« . Comme CQFD (Ce qu’il fallait démontrer), c’est renversant, troublant et désolant.
Quid de la force onusienne qui a élu domicile en RDC depuis plus de vingt ans? Elle sert à quoi avec un budget à faire pâlir d’envie nombre d’Etats aux déficits aussi chroniques qu’abyssaux ? Ce n’est pas tout. Et par où est passé la brigade d’intervention de la MONUSCO, composée de troupes d’élite tanzaniennes et sud-africaines ?
Faudrait-il combien de forces d’intervention pour mettre fin au bellicisme du Rwanda via des rébellions de témoignage ? Qu’est ce qui garantit que la « Force régionale de l’Afrique de l’Est » fera mieux que ses devancières officiellement encore sur la brèche ? Poser la question ? C’est y répondre.
Aux yeux des Congolais qui jugent au résultat, il y a overdose en matière de forces étrangères. Comme trop d’impôts tue l’impôt, trop de forces tue la force.
Plus fondamentalement, la énième force extra-congolaise à déployer dans l’Est du pays est tout sauf un motif de fierté encore moins de dignité pour les plus de 100 millions de rd congolais. A 62 ans d’âge, demeurer sous les fourches caudines de l’étranger signifie que l’on vieillit sans grandir.
Tout se passe comme si les sponsors de la « communauté internationale » et certains « pays relais » de l’écosystème africain multiplient de stratagèmes pour entretenir ad vitam aeternam le statu quo qui installe la RDC une position d’éternelle assistée , de simple variable d’ajustement et même de far west dans sa partie orientale.
Se demander à qui profite ce statu quo équivaudrait à comprendre la propension collective à « infantiliser« … , par la force, la RDC. Avec le risque de ne pas voir pour bientôt le passage de « l’Etat-bébé » à « l’Etat adulte » théorisé par le sociologue Emile Bongeli dans un de ses ouvrages.
Pourtant géopolitiquement parlant, tous les éléments plaident pour un Congo-locomotive de l’Afrique centrale et orientale. Il est donc plus que temps que les responsables politiques, religieux, des majors de la société civile … traduisent en termes concrets la saine et sainte colère de la rue contre l’agression en transcendant les querelles byzantines pour créer un front commun.
L’unique voie royale pour sortir du cycle infernal « agression-intervention étrangère-agression-force étrangère » jusqu’à l’émasculation complète du pays est de créer les conditions d’un consensus national.
Un compromis historique à la congolaise ne serait plus une option, un impératif existentiel. José NAWEJ