Dernière minute
Société
2016-2026. Cela fait exactement dix ans que l'Eglise Pierre Angulaire de Moulaert a vu le jour. Pour célébrer cette première décennie de fidélité, de grâce et de marche avec le Seigneur, cette assemblée membre de la 8ème Cepac/ECC (Communauté des Eglises de Pentecôte en Afrique Centrale/…
Culture
Forum éco
Enjeux de l’heure
Le gouvernement provincial de Kinshasa vient de suspendre d’urgence les opérations de la Mission mixte de régulation routière (MMRR). Les chauffeurs de taxi-bus ont applaudi de deux mains cette…
Étranger
Le Maroc a été élu, vendredi à l’unanimité, en tant que Commissaire de la Commission Africaine de l’Énergie Nucléaire (AFCONE), pour une période de trois années.
Cette élection a eu lieu…
Nation
“Les États-Unis ne permettront pas à des groupes voyous de tirer profit du commerce illicite des minéraux et de déstabiliser la région. Les richesses minières de la République démocratique du…
EST DE LA RDC : L'UNICEF alerte sur le nombre croissant de violations graves contre les enfants
L'Unicef est profondément préoccupé par l'augmentation significative des signalements de violations graves comamises à l'encontre des enfants dans l'Est de la République démocratique du Congo. Le nombre d'incidents a triplé depuis le début de la dernière escalade de violence le 24 janvier 2025, renseigne un communiqué de presse.
"Durant cette période, les données révèlent que les cas de violence sexuelle ont plus que doublé, les enlèvements ont été multipliés par six, les meurtres et mutilations par sept, et les attaques contre les écoles et les hôpitaux par douze", fustige l'Unicef.
"Nous appelons d'urgence toutes les parties au conflit à mettre immédiatement fin à ces violations graves et intolérables des droits des enfants ", réagit Jean François Basse, le représentant par intérim de l'Unicef en RDC.
D'après lui, "le conflit déchire les familles, entraîne une insécurité généralisée et compromet les progrès réalisés ces dernières années. Les enfants vulnérables, y compris ceux qui vivent dans les rues, nous disent qu'ils ont peur pour leur vie. "
RECORDS
Au regard du communiqué de l'Unicef, "L'escalade de la violence dans l'est de la RDC a entraîné l'effondrement des services essentiels. Des milliers d'écoles restent fermées, des enfants ont été séparés de leurs familles, et l'absence de services de sécurité et de justice - ainsi que les combats, les évasions massives des prisonniers et la prolifération des armes - exposent particulièrement les enfants"..
L'Unicef est, par ailleurs, préoccupé par les signalements de "campagnes de recrutements massifs ciblant les jeunes. Ce qui accroît considérablement le risque d'enlèvement et d'enrôlement d'enfants.
A ce sujet, reconnait cette agence, "la RDC détient déjà l'un des records les plus grands du nombre de cas vérifiés de recrutement d'enfants depuis le début des enregistrements mondiaux en 2005".
Il sied de relever que les Nations Unies collaborent avec le gouvernement de la RDC dans le cadre d'un plan d'action signé en 2012 pour mettre fin au recrutement et à l'utilisation des enfants, et aux autres violations graves, y compris les violences sexuelles.
Depuis janvier 2025, l'Unicef et ses partenaires ont soutenu le processus de vérification de 5 639 recrues potentielles - dont 302 femmes et filles à travers le pays. Ils ont identifié 63 enfants, dont 12 filles, qu'ils ont réunis avec leurs familles.
VULNERABILITE ACCRUE
Compte tenu de leur vulnérabilité accrue, l'Unicef s'emploie également à réunir les enfants non accompagnés avec leurs familles dans l'est de la RDC. Depuis la récente escalade de violence, 1.200 enfants ont été identifiés, dont 720 ont déjà pu rejoindre leur famille.
Les efforts se poursuivent pour placer les autres enfants dans des familles d'accueil comme mesure de protection, tout en recherchant leurs familles, indique la source.
Ainsi, l'Unicef appelle toutes les parties au conflit à cesser immédiatement et à prévenir les violations graves des droits des enfants, et à respecter le droit international, conformément à la Convention internationale relative aux droits de l'enfant et à la Charte africaine des droits et du bien-être de l'enfant.
" Elles doivent également prendre des mesures concrètes pour protéger les civils et les infrastructures essentielles à leur survie, conformément à leurs obligations en vertu du droit humanitaire international", recommande l'agence ousienne.
L'Unicef engage également un dialogue et milite auprès des autorités pour donner la priorité aux solutions humanitaires plutôt qu'aux mesures coercitives et à la criminalisation des enfants.
" Nous ne devons pas rester les bras croisés pendant que cette violence horrible persiste. Les auteurs doivent également répondre de leurs actes si l'on veut mettre fin au cycle d'impunité concernant les violations graves commises contre les enfants en RDC ", a conclu Jean-François Basse.
Mathy Musau