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Enième variant de la transhumance…
Le virus de la transhumance… politique a la peau dure. De variant en variant, il résiste à la vaccination. Et ce, quel que soit le nombre de doses. Même la fameuse dose de rappel n’a aucun effet.
Le dernier variant en date fait particulièrement rage dans la ferme « Futuka » de Moïse Katumbi. S’il n’a pas l’ampleur de l’épidémie qui emporta, voici près de deux ans, plus de la moitié du cheptel de Kingakati, le variant en cours confirme l’absence d’antidote à ce mal qui survit à tous les régimes.
Pour l’heure, c’est la Fatshisphère qui attire et aimante. Vive la « bétonmania » ! Mobutistes repentis et recyclés ; Kabilistes pur jus ; katumbistes bon teint ; tous deviennent tshisekedistes purs et durs. Reniant celui et/ou ce qu’ils adoraient hier et adorant celui et/ou ce qu’ils abhorraient hier. Les amateurs du chiasma apprécieront.
Plus fondamentalement, cette transhumance symptôme de la « politique du tube digestif » obère les possibilités d’avènement d’hommes d’Etat possibilité autant qu’elle hypothèque les chances d’un débat démocratique sain en vue d’une gestion responsable de la chose publique. L’exercice du pouvoir restant perçu juste comme une assurance-vie. Ou encore comme un ascenseur social.
La démonstration est, une fois de plus, -ou de trop-administrée par ceux qui, sous les yeux des Congolais continuent à chanter « Le peuple d’abord« , tout en dansant « Nous d’abord« . Cas emblématique de cette transmutation sociale à la vitesse grand V, Jean-Marc Kabund a peint mieux que quiconque le grand bond en avant opéré en moins de quatre ans par les nouveaux maîtres du pays.
Normal, dans ces conditions, donc que les convictions et appartenances politiques d’origine s’effacent à mesure que l’on s’installe sous les ors des palais de la République ou dans les cabinets douillets du gouvernement. Pourquoi ne pas déclarer urbi et orbi son soutien à Félix-Antoine Tshisekedi ad vitam aeternam ?
Seulement, pour se prémunir contre les effets secondaires de la transhumance à rebours, « Notre Fatshi national » ferait mieux de prendre de temps en temps la cure prescrite par le poète latin Ovide bien avant notre ère. « Tant que tu seras heureux, tu compteras beaucoup d’amis. Que le ciel s’obscurcisse et tu seras seul« . José NAWEJ