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Éducation nationale : lancement opérationnel du PEQIP à Mbuji-Mayi
Le Projet d’amélioration de la qualité de l’enseignement primaire (PEQIP), jusque-là lancé symboliquement à Kinshasa, entre désormais dans sa phase concrète de mise en œuvre.
Dans la salle Prof Tshiam, au cœur de Mbuji-Mayi, les représentants des directions stratégiques du ministère de l’Éducation nationale et Nouvelle Citoyenneté (MINEDU-NC), venus de Kinshasa, les autorités des provinces éducationnelles bénéficiaires du PEQIP, les partenaires techniques, les enseignants, les élèves et les membres de la société civile ont assisté, ce mercredi 9 juillet, au lancement opérationnel d’un projet aux ambitions transformatrices.
Dès les premières minutes, l’importance historique de la cérémonie est soulignée. Le gouverneur a.i. du Kasaï Oriental, Augustin Kayembe Mulemena, ouvre les travaux avec des mots forts :
«Le PEQIP n’est pas un projet comme les autres. Il porte une promesse : celle d’améliorer concrètement la qualité de l’enseignement primaire public».
Le ton est donné : le PEQIP est un levier stratégique pour transformer l’école primaire congolaise. Fruit d’un financement de 69 millions de dollars du Partenariat mondial pour l’éducation (GPE), avec l’appui technique de la Banque mondiale, ce projet de quatre ans (2024–2028) ambitionne de rendre l’école primaire publique plus équitable, inclusive et de qualité. Il cible les provinces de l’Ituri, du Kasaï, du Kasaï Central, du Kasaï Oriental et du Sud-Kivu, avec pour objectif de renforcer la qualité de l’enseignement primaire par des actions concrètes.
Des chiffres qui parlent
L’intervention du Secrétaire général a.i. à l’Éducation nationale, représenté par le directeur chef de service de la Direction nationale de construction, d’entretien, de réhabilitation et de gestion des infrastructures scolaires (DINAC), M. Elois Kumbo, vient appuyer la vision stratégique du projet :
«Nous voulons rompre avec l’école à plusieurs vitesses. Le PEQIP est un projet concret pour corriger les inégalités, outiller les enseignants et doter les élèves d’un cadre d’apprentissage digne».
Et les actions annoncées sont à la hauteur de cette ambition : (i) 420 nouvelles salles de classe à construire pour accueillir plus de 21 000 élèves ; (ii) des infrastructures WASH à construire (latrines, lave-mains séparés filles/garçons) pour plus de 85 000 enfants ; (iii) près de 5,3 millions des manuels scolaires (de français, des mathématiques et des sciences ) à distribuer gratuitement aux élèves de 5e et 6e années, dans toutes les écoles primaires publiques de la République démocratique du Congo ; Plus de 37 000 enseignants et 14 300 directeurs d’écoles à former. La liste n’est pas exhaustive.
Une dynamique participative
Mais au-delà des chiffres, ce qui distingue cette phase opérationnelle, c’est la méthode participative mise en œuvre. Pendant cinq jours d’ateliers thématiques, du 9 au 13 juillet, les équipes centrales et provinciales vont traduire les grandes lignes du projet en plans d’action adaptés aux réalités du terrain.
«Ce lancement permet de renforcer la coordination entre les niveaux central et provincial, et surtout d’impliquer les véritables acteurs de terrain», souligne Mme Wali Belade, coordonnatrice du PEQIP.
Le gouverneur renchérit :«L’avenir de nos enfants ne se construira pas dans les discours, mais dans l’action collective».
Un engagement provincial sans faille
Conscient des défis logistiques et humains que représente la mise en œuvre d’un tel projet, le gouvernement provincial du Kasaï Oriental se veut un partenaire engagé :
«Nous serons disponibles, rigoureux et mobilisés pour garantir le succès du PEQIP dans notre province», affirme le gouverneur, en déclarant solennellement ouverts les travaux.
Dans l’assemblée, les visages se ferment sur une expression de concentration : l’heure est à l’action et à la responsabilisation collective. Loin d’être une simple cérémonie, ce lancement marque le début d’un engagement durable entre les acteurs du système éducatif concernés par le projet, les communautés bénéficiaires et les partenaires pour que chaque enfant congolais ait enfin accès à une école publique de qualité.
FM