Dernière minute
Société
Plus de 10 millions de morts. Tel est le bilan macabre établi par le système des Nations unies pour la guerre qui sévit dans l’Est de la République Démocratique du Congo depuis environ trois décennies. Un bilan en constante augmentation, d’autant que, chaque jour, au moins une âme tombe sur le…
Culture
Forum éco
Enjeux de l’heure
Dans la province de l’Ituri, au nord-est de la République démocratique du Congo, la problématique du mariage précoce chez les jeunes filles demeure une préoccupation majeure pour les acteurs des…
Étranger
Rabat - Sa Majesté le Roi Mohammed VI, que Dieu L’assiste, accompagné de Son Altesse Royale le Prince Héritier Moulay El Hassan, a présidé, samedi au Palais Royal à Rabat, un Conseil des ministres…
Nation
Écoles doctorales dès la rentrée 2026-2027, autofinancement des universités, réduction de 50 % des frais pour les étudiants vulnérables : la ministre de l'Enseignement supérieur et universitaire,…
Des projets structurants pour nos territoires
Cette fois-ci sera-t-elle la bonne ? Le soleil va-t-elle enfin se lever sur les 145 territoires de la RDC ? Devanture, façon cache-misère, Kinshasa va-t-il jeter un coup d’œil sur son arrière-boutique délaissée depuis le départ des Belges ?
A en juger par l’accord entre le Gouvernement et des investisseurs…chinois, le maillage infrastructurel du vaste territoire rd congolais va démarrer. Les 145 territoires vont pouvoir voir sortir de terre des bâtiments administratifs, des centres de santé, des écoles, des ponts jetés sur les rivières, bref Congo profond va enfin rimer avec infrastructures de base. Qui s’en plaindrait ?
Quand on sait que le jacobinisme à outrance de saison depuis des lustres au Congo-Zaïre a fait de Kinshasa l’alpha et l’oméga de tout un pays-continent ! Conséquence, la capitale aspire toute la sève en desséchant le reste du pays. Un exode à très large spectre. Il s’agit, maintenant, de conférer un contenu concret à la formule mobutienne « Kinshasa n’est pas le Zaïre« .
A ce sujet, il n’y a pas 36 solutions pour redonner vie à nos territoires. Les réconcilier avec la modernité passe par la construction – et dans certains cas- la réhabilitation des infrastructures classiques.
Il faudrait seulement se prémunir contre la propension au tape-à -l’œil qui conduit très souvent les dirigeants congolais à sacrifier des projets structurants sur l’autel du gigantisme inopérant. Les territoires congolais ont besoin non pas d’infrastructures pharaoniques ou juste cosmétiques, mais des réalisations fonctionnelles à effets multiplicateurs. Chaque territoire devrait bénéficier d’un ou deux investissement(s) susceptible(s) de structurer la vie communautaire.
Enfin, cela n’aura échappé à personne que le timing de deux ans de ces travaux d’Hercule pour l’arrière-pays se recoupe avec le calendrier…du marathon électoral. La livraison de différents ouvrages devant se faire en…2023. Un argumentaire en… béton pour Fatshi. Avec à la manœuvre les mêmes Chinois que le nouveau pouvoir rd congolais avait semblé reléguer au second plan, tropisme occidental oblige.
Problème, l’Occident- à commencer par les Etats-Unis d’Amérique- ne se distingue pas ou plus par des investissements massifs en Afrique. Pour un chef d’Etat africain en quête du concret, Pékin s’avère l’adresse indiquée.
Alors, retour à la realpolitik pour le successeur du sinophile Kabila ? Ça y ressemble fortement. En revisitant le père de la politique de réforme et d’ouverture de la Chine, Deng Xiaoping, le Président Tshisekedi peut tomber sur cette phrase : « Peu importe qu’un chat soit noir ou blanc, pourvu qu’il attrape la souris« .
José NAWEJ