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Des acteurs politiques et de la Société civile s’engagent à promouvoir la parité en RDC
Des acteurs politiques, scientifiques, socioculturels et des organisations de la société civile (OSC) congolais ont signé le vendredi 25 février à Kinshasa, un acte d’engagement pour la promotion de la parité pour soutenir la participation des femmes aux instances de prise de décision et porter l’agenda genre en RDC.
Organisé par l’ONU femmes et l’ambassade de Belgique en RDC dans le cadre de la préparation des élections de 2023 et du vote de la loi électorale lors de la prochaine session parlementaire, cette activité est la résultante d’une large coalition d’acteurs de la Société civile et des mouvements citoyens, pour témoigner de leur soutien à la représentation paritaire homme-femme, à travers un «Appel uni pour l’engagement national à la participation accrue des femmes en politique».
Cet Appel a été officiellement lancé et présenté au cours de cette cérémonie et suivi d’une première séance de signatures. 44 Organisations et personnalités ont déjà signé l’Appel. Toutes les personnes et les organisations de la RDC, de la société civile, les médias, les partis politiques, le secteur privé, le milieu académique… à Kinshasa comme dans les provinces, peuvent apporter leur soutien à l’Appel et rejoindre la coalition, afin de matérialiser leur appui et/ou celui de leur organisation aux principes et actions contenus dans cette déclaration.
«Votre participation est importante pour permettre de faire avancer les valeurs que nous portons ensemble», a souligné Onufemmes.
Prendre en compte les 52 % de la population
Dans son intervention, la VPM, ministre de l’Environnement et Développement Durable, Ève Bazaïba, a insisté sur l’importance de la représentativité de la femme. Elle a parlé de la place de la femme dans la gestion du pays. La VPM Bazaïba a expliqué que «dans une société, il est inconcevable de construire une maison avec 48 ouvriers seulement et les 52 autres, vous les laissez de côté», a-t-elle indiqué. Puis, elle a insisté sur la participation des Congolaises, qui représentent 52 % de la population, dans les instances de prise de décisions.
A l’entendre sur la considération de la place de l’homme et de la femme, la VPM Bazaiba a mentionné que tous deux ont un rôle à jouer pour le développement du pays avant de faire remarquer que la participation de la femme est un devoir par rapport à l’Agenda mondial 2030 et 2063 de l’Union africaine qui insiste sur la vision de la représentativité de la femme.
Nécessité d’investir dans la femme
Présente à cette cérémonie, la ministre du Genre, Famille et Enfant, Gisèle Ndaya a démontré le rôle que joue la femme dans la gestion des institutions et la gouvernance du pays. Elle a fait savoir que la RDC a marqué un pas, par l’accroissement du taux de représentativité de la femme dans les organes de prise de décision.
Gisèle Ndaya a évoqué le souci du Président Félix-Antoine Tshisekedi à faire avancer la question du genre en réalisant plusieurs activités. «C’est grâce à ses efforts, qu’on reconnaît aujourd’hui au niveau africain et au niveau international que le président de la RDC est le champion du genre et de la masculinité positive», a soutenu la ministre du GFE. Tout en énumérant les femmes qui occupent des hautes fonctions dans les institutions nationales.
Elle a enfin, invité les jeunes, les femmes et les hommes à se joindre à cet engagement en rappelant qu’«investir dans une femme, c’est bâtir toute une nation».
Avoir des instruments juridiques importants pour promouvoir la femme
Pour sa part, le représentant résident de l’ONU femmes, Adama Moussa a insisté sur la représentativité de la femme dans les organes législatifs au Parlement.
D’après lui, il faut avoir des instruments juridiques qui essayent de promouvoir la représentation de la femme. Il s’est appesanti sur le système de quotas, qui a fait avancer l’agenda de la femme et la formation permanente des prochaines candidates aux élections législatives.
Adama Moussa a ajouté que le cadre juridique est le premier élément pour aider la participation des femmes en politique. «Les statistiques démontrent que la plupart des pays qui ont fait des gains importants dans ce domaine ont tous mis en place des mesures spécifiques» a-t-il expliqué.
Cependant, le nouveau patron de L’ONUFEMMES a estimé qu’il faut un programme permanent avant les élections.
Pour l’ambassadeur du royaume de Belgique, Johan indekeu, cette activité initiée par les actrices du monde de développement qui oeuvrent pour la promotion des droits de la femme et de l’égalité de genre s’avère très nécessaire. Car cette déclaration permettra de promouvoir une participation accrue des femmes en politique en RDC. Tricya MUSANSI