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Déchets électroniques en Afrique : Kinshasa accueille un sommet pour bâtir une économie circulaire
La capitale congolaise s’impose, cette semaine, comme un carrefour régional de réflexion sur les enjeux environnementaux et technologiques. La ministre de l’Environnement, Développement durable et Nouvelle économie du climat, Marie Nyange Ndambo, a procédé, hier lundi 16 mars, à l’ouverture officielle de la 8ᵉ Conférence régionale de l' Organisation des communications de l’Afrique de l’Est (EACO), dédiée à la gestion durable des déchets d’équipements électriques et électroniques (DEEE).
Organisée à Kinshasa, du 16 au 20 mars courant, avec l’appui de Autorité de régulation de la poste et des télécommunications du Congo (ARPTC), cette rencontre de haut niveau réunit décideurs publics, experts, régulateurs et partenaires régionaux autour d’un enjeu crucial : encadrer la croissance du numérique par des mécanismes durables de gestion des déchets technologiques.
Placée sous le thème ambitieux de la construction d’une économie circulaire des DEEE, la conférence vise à renforcer les infrastructures régionales, stimuler l’innovation et consolider les partenariats en faveur d’un développement respectueux de l’environnement.
Dans son allocution inaugurale, la ministre Marie Nyange Ndambo a salué le choix porté sur la RDC. Elle y voit un signal fort de reconnaissance du rôle du pays dans la promotion d’un développement technologique responsable. Elle a, à cette occasion, réaffirmé l’engagement du Gouvernement à concilier transformation numérique et impératifs écologiques.
En s’inscrivant dans la vision impulsée par le Président de la République, Félix Antoine Tshisekedi, à travers le programme Digital Nation 2030, la RDC entend intégrer pleinement la durabilité environnementale dans son processus de modernisation technologique. "Il ne peut y avoir de progrès technologique sans responsabilité environnementale", a-t-elle insisté.
Dans cette perspective, le ministère œuvre actuellement à la finalisation de l’évaluation du Programme national de gestion des déchets d’équipements électroniques, électriques et pneumatiques (PGDEEEP). Ce dispositif ambitionne de structurer une filière nationale de traitement et de valorisation des déchets électroniques, tout en favorisant l’émergence d’une économie circulaire créatrice d’emplois et génératrice de valeur ajoutée locale.
La cérémonie d’ouverture a également enregistré la présence du ministre de l’Économie numérique, Augustin Kibassa Maliba, ainsi que de plusieurs responsables institutionnels et experts du secteur.
L’ensemble des intervenants a insisté sur la nécessité d’une réponse collective et coordonnée face à la problématique croissante des déchets électroniques en Afrique, afin d’éviter que le continent ne devienne un réceptacle des rebuts technologiques mondiaux.
En clôturant son intervention, la ministre Marie Nyange Ndambo a officiellement lancé les travaux. Elle a, invité les participants à formuler des recommandations audacieuses et constructives, susceptibles d’orienter durablement les politiques publiques en matière de gestion des déchets électroniques à l’échelle régionale.
César IPOKA