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Controverse autour de la suspension du Prof Jean Berchmans Labana
* D’ores et déjà, des férus de la territoriale jugent cette sanction inopportune et suspecte.
L’interdiction temporaire au Prof Jean Berchmans Labana, d’exercer ses fonctions de Directeur général de l’Ecole nationale de la Territoriale (ENT), fait grand bruit. Dans les couloirs de cet établissement public, le ton monte. A tout le moins, la controverse est sans cesse ni fin. Tout recoupement fait, nombreux sont ceux qui soutiennent que cette mesure administrative conservatoire est irrégulière. D’autres la jugent suspecte et même inopportune.
Mettant en exergue les compétences du Prof Jean Berchmans Labana, recteur honoraire de l’Université de Kinshasa (UNIKIN), nombre de professionnels de la Territoriale disent ne pas comprendre cette décision de l’autorité de tutelle.
A en croire une source qualifiée à l’Ecole nationale de la Territoriale, l’intéressé n’avait jamais été formellement notifié de sa suspension. Bien au contraire, le Prof l’aurait apprise plus d’une semaine après, d’autant plus que le courrier moisissait encore dans les tiroirs de son adjoint, Isaac Tambwa Kabundji. D’où, le caractère suspect de la sanction.
Qui pis est, la cérémonie de remise et reprise entre le DG suspendu et le nouveau directeur général intérimaire, a été organisée en procédure d’urgence, au mépris du b-a-ba de la législation en la matière. En l’occurrence, le Code du travail.
« C’est de l’irrégularité. Rien qu’à en juger par la manière dont les choses ont été faites. On comprend, dès lors, qu’il s’agit d’un règlement des comptes. On ne doit pas sacrifier des compétences sur l’autel du clientélisme politique ou du népotisme« , hurle un agent de l’Ecole nationale de la Territoire ayant requis l’anonymat.
LES DESSOUS DES CARTES
Toujours dans les couloirs de l’Ecole nationale de la Territoriale, un cadre subalterne n’y est pas allé avec le dos de la cuillère, quant aux motivations réelles de la suspension du Prof Jean-Berchmans Labana Lasay-Abar.
« La gestion des fonds constitue les ressorts secrets de cette affaire. Car, il s’observe depuis quelque temps, une sorte d’agitation qui ne dit pas son nom dans le chef de certains responsables de l’ENT, autour du contrôle de la gérance de l’enveloppe que devra décaisser le Trésor public en rapport avec l’initiative de développement à la base dans les 145 territoires de l’ensemble du pays« , confie ledit cadre à Forum des As.
« L’argent étant le nerf de la guerre, tout celui qui détient une parcelle de pouvoir cherche à placer les siens à des postes de gestion, afin d’avoir directement la mainmise sur les fonds », a commenté un autre agent.
« En, l’espèce, l’argent du Gouvernement pour les territoires, que certains responsables malintentionnés considèrent, dores et déjà, comme une manne tombée du ciel. Le Prof Labana ne garantissant pas les intérêts partisans, ceci explique donc cela ». Vrai ou faux ?
On rappelle qu’avant la suspension du Directeur général, un autre responsable avait été sanctionné. A savoir, M. Mike Odon Musasa, inspecteur général de la Territoriale, suspendu de ses fonctions le 27 janvier dernier, parce que soupçonné ou accusé- c’est selon- d’« espionnage ». « Mais qui espionne qui et pour quelle finalité ?« , s’interroge-t-on sous cape, dans les couloirs de l’Ecole nationale de la Territoriale.
Tout bien considéré, une suspension étant une mise en demeure conformément au droit administratif, nombre d’agents et cadres de l’Ecole nationale de la Territoriale s’impatientent de voir réhabilité dans ses fonctions, le Directeur général de leur établissement à qui ils attribuent une cote d’excellence en termes de gestion. La pratique sociale étant la seule jauge de la vérité. Grevisse KABREL