Dernière minute
Société
Plus de 10 millions de morts. Tel est le bilan macabre établi par le système des Nations unies pour la guerre qui sévit dans l’Est de la République Démocratique du Congo depuis environ trois décennies. Un bilan en constante augmentation, d’autant que, chaque jour, au moins une âme tombe sur le…
Culture
Forum éco
Enjeux de l’heure
Dans la province de l’Ituri, au nord-est de la République démocratique du Congo, la problématique du mariage précoce chez les jeunes filles demeure une préoccupation majeure pour les acteurs des…
Étranger
Rabat - Sa Majesté le Roi Mohammed VI, que Dieu L’assiste, accompagné de Son Altesse Royale le Prince Héritier Moulay El Hassan, a présidé, samedi au Palais Royal à Rabat, un Conseil des ministres…
Nation
Le vice-Premier ministre, ministre du Budget, Adolphe Muzito, a effectué une visite de travail, le lundi 19 octobre, au bureau du Procureur général près la Cour de cassation (PGCCAS), Firmin…
Ci-gît le consensus électoral
Consensus autour du processus électoral ? Un mort-né. Pas deuil. Tout au plus des obsèques confidentielles. C’est ce qui s’est fait hier avec la prestation de serment de trois derniers membres – dont deux du bureau- de la CENI.
La messe est dite. Tout est accompli. La caravane Kadima amorce sa course. Apparemment, elle bénéficie d’un concours de circonstances des plus favorables. La météo lui paraît clémente.
À l’interne, les oppositions semblent avoir été prises de vitesse. Alliés objectifs dans la mobilisation anti- Kadima, les laïcs catholiques et protestants ne savent plus trop à quel père spirituel se vouer.
Les deux parrains du variant kinois de la « théologie de la libération » semblent avoir mis de l’eau dans leur vin de messe. Beaucoup trop même -au goût de certaines de leurs ouailles – . Au point que le vin s’en trouve liquéfié. Voire frelaté.
En tout cas, s’ils ne sont devenus aphones, le Cardinal Ambongo et le Pasteur Bokundoa, numéro 1 de l’ECC parlent à voix basse lorsqu’il agit de…César. Les fidèles n’entendent plus rien. Du pain béni pour le Pouvoir qui tisse sa toile d’araignée électorale. A mille lieues du consensus. D’autant que même l’étranger proche feint d’éviter de s’inviter dans les querelles de ménage congolo- congolaises.
En réalité, sans se fendre de leurs déclarations conjointes dont les Congolais sont coutumiers, les partenaires occidentaux estampillés « communauté internationale« , refusent de voir ce que les autres parties prenantes potentielles au processus électoral dénoncent. Qui ne dit mot consent, dit- on. Une attitude qui a valeur de carburant pour la caravane CENI.
Question: après le mort- né enterré hier sans jet de la dernière pelletée de terre de la part des oppositions, y aurait- il espoir d’une autre naissance d’un processus électoral véritablement consensuel? José NAWEJ