Dernière minute
Société
Plus de 10 millions de morts. Tel est le bilan macabre établi par le système des Nations unies pour la guerre qui sévit dans l’Est de la République Démocratique du Congo depuis environ trois décennies. Un bilan en constante augmentation, d’autant que, chaque jour, au moins une âme tombe sur le…
Culture
Forum éco
Enjeux de l’heure
Dans la province de l’Ituri, au nord-est de la République démocratique du Congo, la problématique du mariage précoce chez les jeunes filles demeure une préoccupation majeure pour les acteurs des…
Étranger
Rabat - Sa Majesté le Roi Mohammed VI, que Dieu L’assiste, accompagné de Son Altesse Royale le Prince Héritier Moulay El Hassan, a présidé, samedi au Palais Royal à Rabat, un Conseil des ministres…
Nation
Le vice-Premier ministre, ministre du Budget, Adolphe Muzito, a effectué une visite de travail, le lundi 19 octobre, au bureau du Procureur général près la Cour de cassation (PGCCAS), Firmin…
Chacun selon son exégèse…
Dire quelque chose en ne le disant pas. Une prétérition à rebours. Donner en même temps raison et tort à tout le monde. Trancher en ne tranchant pas. Décider de ne pas décider. Une once du » Ponce- pilatisme « . En somme, botter en touche tout en continuant de jouer.
Une devinette ? Non. Une énigme. Non plus. Juste une séquence de langue de bois ou de circonlocution diplomatique utilisée comme nouvel emballage du même produit que vendent les Etats-Unis d’Amérique dans les Grands lacs depuis un quart de siècle.
A Kinshasa comme à Kigali, Antony Blinken auteur de ce chef d’œuvre, a dit à la fois ce que chacun voulait entendre et ne voulait pas entendre. Ode au respect de l’intégrité du territoire, condamnation -sans plus- du M23, préoccupation par rapport au rapport du groupe d’experts missionné par l’ONU sur la présence de l’Armée rwandaise sur le sol congolais.
Le même Blinken a, plus d’une fois, repris à son compte le » narratif-prétexte » de Kigali sur les prétendues » liaisons dangereuses » entre Kinshasa et … les FDLR. Il n’y a pas meilleur argument pour sinon justifier voire légitimer, du moins expliquer les intrusions répétitives du Rwanda au… » Congo de l’Est « . On trouvera difficilement mieux pour renvoyer dos à dos l’agresseur et l’agressé. Au finish, le patron de la diplomatie américaine aurait voulu relativiser et banaliser l’agression et tout le martyr qu’endurent les Congolais depuis deux décennies qu’il ne s’y serait pas pris autrement !
De ces prémices, découle une conclusion digne de Ponce Pilate. La solution ? Les médiations kenyane et angolaise. Rebonjour les accords de Nairobi et toutes les hypocrisies et ambiguïtés inhérentes à l’ADN même de la Communauté de l’Afrique de l’Est dont les deux agresseurs patentés de la RDC font figure de poids lourds. Retour à » la non solution diplomatique » avec tout ce qu’elle implique comme énième recyclage des groupes armés y compris le M23 que personne à part la RDC ne taxe de terroriste. La boucle du mythe de Sisyphe cher à Albert Camus sera bouclée.
Tiens ? On en arrive même à oublier que pendant tout ce show diplomatique fait de langue de bois, Bunagana est toujours sous occupation rwandaise ! José NAWEJ