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Plus de 10 millions de morts. Tel est le bilan macabre établi par le système des Nations unies pour la guerre qui sévit dans l’Est de la République Démocratique du Congo depuis environ trois décennies. Un bilan en constante augmentation, d’autant que, chaque jour, au moins une âme tombe sur le…
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Le vice-Premier ministre, ministre du Budget, Adolphe Muzito, a effectué une visite de travail, le lundi 19 octobre, au bureau du Procureur général près la Cour de cassation (PGCCAS), Firmin…
A chacun de répondre…
Un zeste de jurisprudence à l’aune des sujets que charrie l’actualité. 12 civils morts, côté congolais, dans les manifestations contre la MONUSCO à Goma et Butembo. Question : s’agirait-il d’un usage disproportionné de la force ?
Sans souscrire à la très malsaine hiérarchie victimaire, il y a quand même lieu d’observer que sous la présidence Kabila pour moins que ce bilan particulièrement lourd, le concept couperet voire coupe-gorge était sorti : » usage disproportionné de la force « . Et, principe de causalité oblige, il s’en suivait des » sanctions ciblées » contre les auteurs réels ou putatifs de la répression. Serions-nous dans ce cas de figure qui appellerait- de la part de puissances occidentales – des fatwas contre les auteurs intellectuels de ces tueries ?
Hier, le PPRD a fait état de « l’enlèvement » en pleine rue d’un de ses cadres par des agents du renseignement. Le PPRD est ce parti phare de la majorité parlementaire jeté contre son gré dans l’opposition par la magie de la politique à la congolaise. Il serait reproché au secrétaire national du parti de l’ancien président Kabila ses différentes prises de position anti-pouvoir sur les plateaux de télévision.
Il circule depuis hier sur les réseaux sociaux un mandat de comparution du Parquet général près la Cour de cassation à l’encontre du député Jean-Marc Kabund. Compte-tenu des griefs retenus à la charge de celui qui faisait la pluie et le beau temps au sein de la Fatshisphère, pas besoin d’être grand clerc pour deviner la suite et même l’épilogue de l’épopée du « maître-nageur » devenu selon certains » maître chanteur « .
Suite au précédent, serait-il opportun ou importun de parler du rétrécissement de l’espace des libertés et/ou du raidissement du Régime ? Autrefois, il n’en a pas fallu plus pour crier haro sur le baudet.
Sous réserve de suites de ces différentes séquences, un sentiment tout de même. Celui du déjà vu pour les Congolais.
Alors, l’histoire, un perpétuel recommencement ? Le pouvoir change-t-il les hommes qui, dans l’opposition, juraient leurs grands dieux qu’ils géreraient autrement notamment sur le front des arrestations ? A-t-on juste changé de chauffeur alors que le véhicule reste le même pour reprendre la boutade de feu Mungul Diaka ? Des questions …A chacun d’y répondre. José NAWEJ