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Boniface Balamage crie à une tentative de musèlement de l’opposition
* « C’est un règlement de comptes et une fuite en avant, au moment où la pétition contre Mboso cristallise l’actualité », gronde cet ancien 2ème vice-président de la Chambre.
Cité sur la liste des députés nationaux de l’opposition à invalider pour « absentéisme« , l’ancien 2ème vice-président du bureau de l’Assemblée nationale sous Jeanine Mabunda, sort de ses gonds. Joint au téléphone hier mardi 19 avril, par notre consœur Top Congo FM, Boniface Balamage N’Kolo crie à une tentative de musèlement de l’anti-pouvoir à l’hémicycle, voulu comme le temple par excellence d’exercice du jeu démocratique.
« Alors que l’institution Assemblée nationale a entamé le débat sur la réforme de la loi électorale, c’est le moment que le speaker de la chambre trouve opportun pour boutiquer un prétendu dossier de nullité du mandat d’un certain nombre de députés nationaux, sous-prétexte que ces derniers ne participent pas aux plénières. On retrouve, notamment sur cette liste, mon nom et celui de l’honorable Aubin Minaku. Pourtant, les listes des présences existent. Le but de la manœuvre est qu’on ne veut pas prendre en compte, nos recommandations en rapport avec la proposition de loi sous examen, préalable à notre participation aux plénières« , explique Boniface Balamage.
« UNE FUITE EN AVANT »
Quiconque est tombé sur la liste qui a circulé sur la toile, en début de soirée du mardi dernier, aura remarqué qu’au-delà du fait que tous les députés nationaux à invalider soient de l’opposition, le gros lot est, cependant, du Front commun pour le Congo (FCC), famille politique du Président de la république honoraire, Joseph Kabila. Vu de plusieurs observateurs, il y a donc de quoi alimenter la polémique autour de ce dossier.
Bien évidemment, sortir de son contexte, cette affaire de rendre nul le mandat des élus listés de l’opposition, c’est donner libre cours aux prétextes de tous genres. Et, c’est ici que Boniface Balamage dit découvrir le dessous des cartes de ce dossier : tenir très à distance, les députés nationaux de l’opposition, à défaut de les fragiliser numériquement aux fins de faire échec à la pétition.
« A l’heure où la pétition contre le président de l’Assemblée nationale cristallise l’actualité à la Chambre, le voilà qui instrumentalise la plénière pour lui faire voter une motion portant invalidation de mandat d’un groupe d’élus de l’opposition. On comprend, dès lors, qu’il s’agit d’un règlement de comptes et d’une fuite en avant« , clame cet ancien sénateur de la première législature de la 3ème République, actuellement député national élu de la circonscription d’Idjwi, dans la province du Sud-Kivu.
« LE BOURREAU » DE MBOSO PLUS QUE DETERMINE
Jusqu’où ira Papy Niango Mushemvula, auteur de la pétition contre le patriarche du Kwango? Va-t-il reculer, en échange de l’annulation de la motion d’invalidation de mandat d’un groupe de députés de l’opposition, votée au cours de la plénière de l’Assemblée nationale du lundi 18 avril courant ? Quelles sont les chances, pour ce député élu de la circonscription de Bandundu ville, de voir son initiative aboutir dans une chambre où l’opposition a, par définition, moins de la moitié des membres?
Voilà, autant de questions que pourraient éventuellement poser de nombreux analystes de la situation à la Chambre. Toutefois, l’initiateur de la pétition contre Christophe Mboso N’Kodia ne cache plus sa détermination à aller jusqu’au bout de sa démarche.
Le lundi 18 avril, alors qu’il a tenté de déposer sa pétition déjà signée par 162 députés, Papy Niango s’est buté à un communiqué de service, signé le même jour, par le Dircab de Mboso, Samuel Mbemba. Le document renseigne « qu’à dater de ce lundi jusqu’à nouvel ordre, la réception des courriers pour toute l’Assemblée nationale, y compris le Secrétariat général, est centralisée au 3ème étage« .
De l’avis de nombreux observateurs présents ce même lundi dans les travées de l’Hémicycle, cette mesure a été vite perçue comme une manière de mettre Papy Niango en difficulté. Car, il ne pouvait plus déposer son courrier au service traditionnel de la Chambre. Manière également de le contraindre à faire marche-arrière.
Pas de recul
Cependant, Papy Niango se veut jusqu’au-boutiste, soulignant qu’il ne prendra le moindre recul. « Je ne reculerai pas. Cette mesure (ndlr : le communiqué de service signé par le Dircab du président de l’Assemblée nationale) est prise par peur de recevoir la signification de la pétition contre Mboso, mis en cause par ses pairs. Notamment, pour gabegie financière« , a-t-il réagi le même lundi.
Les dents serrées, l’élu de Bandundu est allé plus loin. « Je dénonce ce jour, la tendance, mieux l’attitude de certains acteurs politiques partisans, à nous faire croire que Christophe Mboso, élu de Kenge, peut arriver à mâter les députés nationaux, à les clochardiser à sa guise. Nous refusons de croire, un seul instant, que Mboso est inamovible et que le salut de la République doit passer par lui« , a renchéri Papy Niango, devant des journalistes massés au hall du Palais. Grevisse KABREL