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BARBARIE RWANDAISE : La RDC appelle l'ONU à agir vite pour préserver sa souveraineté
La République démocratique du Congo, par la voix de sa ministre des Affaires étrangères, Thérèse Kayikwamba Wagner, a exhorté le Conseil de sécurité des Nations Unies à agir de manière ferme face à l'agression du Rwanda dans l'est de son territoire. Lors de la session d'urgence tenue, hier dimanche à New York, la ministre a plaidé pour l'utilisation des dispositions du chapitre 7 de la Charte des Nations Unies afin de mettre fin aux hostilités et protéger la souveraineté congolaise.
"Chaque jour de retard alimente l'agresseur et affaiblit les principes mêmes qui fondent cette organisation", a averti Thérèse Kayikwamba Wagner. Elle a appelé le Conseil à adopter des mesures fermes et immédiates pour garantir la paix dans la région des Grands Lacs.
La ministre a aussi exigé de sanctions ciblées contre les dirigeants rwandais impliqués dans l'appui au M23, un embargo total sur les minerais exploités illégalement, ainsi qu'un contrôle strict des transferts d'armes vers le Rwanda.
"Nous exigeons du Conseil d'ordonner immédiatement la cessation des hostilités par le Rwanda et le retrait immédiat de ses troupes du territoire congolais. Le Conseil doit imposer des sanctions ciblées incluant le gel des avoirs et l'interdiction de voyager contre les membres identifiés de la chaîne de commandement des forces armées rwandaises et les décideurs politiques responsables de cette agression", a déclaré Thérèse Kayikwamba Wagner.
Thérèse Kayikwamba a demandé au Conseil de sécurité de retirer au Rwanda son statut de contributeur aux missions de maintien de la paix de l'ONU. "Il est inconcevable que le même pays qui contribue aux missions de paix participe activement et directement aux attaques contre les soldats de la paix", a-t-elle souligné, dénonçant une contradiction intolérable.
La ministre des Affaires étrangères a évoqué la résilience et la détermination du peuple congolais à surmonter cette crise. "Le peuple congolais nourrit une aspiration profonde, celle de vivre en sécurité, de bâtir un avenir prospère et de contribuer activement, aux côtés des nations du monde, à un ordre international fondé sur le respect du droit et des principes de justice", a-t-elle déclaré avec force.
La cheffe de la diplomatie congolaise a exhorté le Conseil de sécurité à faire preuve de courage et d'engagement.
"Il vous est demandé d'écrire une nouvelle page de courage et d'engagement. Une page où les valeurs du multilatéralisme et de solidarité priment sur l'indifférence et le calcul", a-t-elle martelé.
Le chapitre 7, un outil pour préserver la paix
Thérèse Kayikwamba Wagner a insisté sur l'importance pour le Conseil de sécurité d'utiliser pleinement les mécanismes prévus par le chapitre 7 de la Charte des Nations Unies. Ce chapitre permet au Conseil de prendre des mesures contraignantes, y compris l'usage de la force, pour maintenir ou rétablir la paix et la sécurité internationale.
En outre, la ministre congolaise a vivement critiqué la passivité du Conseil de sécurité face aux agressions répétées contre la souveraineté de la RDC.
"Malgré les alertes répétées du gouvernement congolais depuis 3 ans, ce Conseil est resté passif. Ce Conseil ne peut se contenter des déclarations de préoccupation ou de rester simplement saisi de la question. Son mandat, son devoir est de protéger la paix et la sécurité internationale, défendre la vie humaine sans distinction d'origine, de race, de religion ou de genre", a-t-elle décrié.
Elle a rappelé que le Conseil de sécurité porte la responsabilité morale et juridique de garantir la paix mondiale et de défendre les vies humaines. "Ce Conseil est le garant de l'espoir et de la foi en des jours meilleurs, des jours de paix, de développement et de prospérité", a-t-elle souligné, insistant sur l'urgence de prendre des mesures concrètes pour restaurer la paix dans l'est du pays.
La ministre a averti que la réponse de la communauté internationale à cette crise sécuritaire serait un test crucial pour l'avenir du multilatéralisme.
"L'histoire se souviendra des décisions de ce Conseil. Chaque minute d'hésitation condamne des innocents et fragilise l'espoir d'un ordre international juste et équitable", a-t-elle affirmé.
La session, qui a réuni plusieurs membres permanents du Conseil de sécurité, a vu un certain nombre de condamnations claires à l'encontre du Rwanda parmi lesquelles celle de la Russie. Les membres ont appelé au retrait des troupes rwandaises du territoire congolais et à la fin de tout soutien à la rébellion du M23.
Cette réunion fait suite à une escalade des tensions dans le Nord-Kivu, où l'armée rwandaise continue de déstabiliser la région. Thérèse Kayikwamba a insisté sur la nécessité d'une réponse forte et immédiate du Conseil de sécurité pour restaurer la paix et la sécurité dans la région.
Christian-Timothée MAMPUYA