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Au cours d’une conférence de presse hier : Des OSC réclament des sanctions contre des auteurs d’arrestations arbitraires des DDH
Des organisations de la société civile et de défense des droits de l’homme ainsi que des mouvements citoyens ont, dans une déclaration commune hier mercredi 21 février à Kinshasa, exprimé leur exaspération à l’endroit des services de renseignement qui se livrent à des arrestations arbitraires des défenseurs des droits de l’homme (DDH). Ces OSC, à savoir Asadho, Lucha, Filimbi, Panel des experts de la société civile, Alerte-RDC, la société civile forces vives, Syfeddi ont dénoncé ces mauvais traitements des DDH.
Ces dernières disent avoir enregistré ces derniers mois, « des violations permanentes des procédures judiciaires et pénales, ainsi qu’un mépris des droits de la défense ».
« En effet, plutôt que de convoquer les journalistes et les activistes pour leur signifier les charges qui pèsent sur eux, ces derniers sont enlevés ou arrêtés arbitrairement et privés de tout contact avec leurs avocats et membres de famille. En outre, leurs outils de travail sont confisqués. De tels actes sont constitutionnellement répréhensibles mais aussi pénalement condamnables et ne devraient plus exister dans un État qui se veut démocratique« , ont-elles déclaré, faisant savoir que « l‘État de droit proclamé tout haut par le Président de la République doit être observé par les services de sécurité et la justice congolaise« .
Ces Organisations de la Société civile rappellent aux autorités administratives, politiques et des services de sécurité que le fait de manifester, de critiquer ou d’être contre la politique menée par le gouvernement ne constitue ni un crime, ni un délit mais est un droit constitutionnellement garanti. Elles demandent la libération des activistes et journalistes détenus.
« Nos organisations dénoncent les actes de torture subis par certains collègues lors de leur arrestation, et appellent le Président de la République, garant du bon fonctionnement des institutions, à sanctionner tous les auteurs de ces actes et à donner des instructions claires pour que cessent définitivement ces pratiques illégales et contraires aux Conventions internationales sur les droits humains. Nous appelons par ailleurs à la libération de journalistes Stanis Bujakera, Mwamisyo Ndungo King ainsi que de tous les activistes et journalistes arrêtés pour avoir manifesté pacifiquement ou exercé leurs libertés d’expression. Nous demandons aussi la fin de la chasse aux activistes défenseurs des droits de l’homme et/ou de l’intégrité territoriale et journalistes pour permettre à nos camarades en fuite, en exil ou cachés de reprendre leurs vies normales et leurs activités professionnelles« .
Ces organisations rappellent l’arrestation, des semaines plus tôt, des activistes pro démocratie devant le Palais du peuple alors qu’ils protestaient contre l’occupation de la cité frontalière de Bunagana depuis 600 jours par les rebelles du M23.
A l’occasion, ces OSC fustigent la partialité des services qui n’ont pas interpellé ni arrêté les manifestants qui se sont attaqués à la Monusco et d’autres Chancelleries occidentales.
« Ceci constitue en soi une politique de deux poids deux mesures, lorsque certaines manifestations sont non seulement interdites, mais aussi violemment réprimées, tandis que d’autres sont tacitement encouragées et défendues. Alors que le Président de la République ne cesse d’appeler les Congolais à l’unité pour faire face à l’agression dont le pays est victime, il est frappant de constater les bavures à répétition des services de sécurité et les montages des dossiers auxquels ils se livrent dans l’objectif de museler certains leaders des organisations de la Société civile« , ont-elles fait savoir. Didier KEBONGO