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Atteinte à la liberté d'expression d'une journaliste en RDC. Cas de Marie-France Ebengo
Alors que la rentrée parlementaire a eu lieu le lundi 15 septembre, Marie-France Magalie Ebengo, journaliste congolaise, éditrice du magazine Actu Plus Mag et ancienne attachée de presse du gouverneur honoraire du Kongo Central, avait publié quelques articles avant cette rentrée et produit quelques émissions.
Dans le cadre de l'exercice de son métier, elle y faisait des analyses critiques sur la situation sécuritaire qui prévaut dans la partie est de la RDC et fustigeait le fait que le président Félix Tshisekedi ne respecte pas les accords qu'il avait signés avec ses alliés.
Elle évoquait également la menace de destitution du président de l'Assemblée nationale Vital Kamerhe, la mauvaise gestion du gouverneur du Kongo Central, Grâce Bilolo, et du président de l'Assemblée provinciale, l'immoralité de certains cadres du cabinet, ainsi que le comportement des autorités politico-administratives de la province, pour ne citer que ces exemples.
Depuis le mardi 16 septembre, Marie-France Ebengo est portée disparue. D'après les informations en notre possession, la journaliste était devenue la cible du pouvoir en place à la suite de ses nombreuses analyses et publications. Elle aurait été victime d'attaques et de menaces de la part de personnes non identifiées ainsi que de partisans de la Force du Progrès. Or, la liberté de la presse est un droit fondamental garanti par la Constitution de la République démocratique du Congo.
Pourtant, les journalistes sont souvent confrontés à des pressions, à des menaces ou à des intimidations lorsqu'ils remplissent leur mission d'informer le public. Dans un contexte politique sensible, il est essentiel que la critique, l'analyse et le débat puissent s'exercer sans crainte de représailles. La démocratie congolaise ne peut s'épanouir sans une presse libre, indépendante et protégée, et non une presse muselée comme c'est malheureusement trop souvent le cas aujourd'hui en RDC. Défendre les journalistes, c'est défendre le droit de chaque citoyen à être informé. L'État, les partis politiques, la société civile et les citoyens ont le devoir de garantir un espace sûr pour la liberté d'expression. Protéger la liberté de la presse, c'est protéger la vérité, la justice et l'avenir démocratique de la RDC.
FDA