Dernière minute
Société
L' ancien directeur de la Communication et des Médias de la Fédération congolaise de football association (Fecofa), Jerry Gérard-Désiré Angengwa Agbeme, est décédé ce mercredi 13 mai à Kinshasa.
Surnommé affectueusement "Ya Jerry ", il a marqué le paysage médiatique congolais…
Culture
Forum éco
Enjeux de l’heure
Le Sommet Africa Forward (" Afrique en avant "), organisé conjointement par la France et le Kenya à Nairobi, s'est achevé mardi soir au Centre international de conférences Kenyatta (KICC) sur un…
Étranger
Nairobi – Les chefs d’Etat et de gouvernement ainsi que les hauts dirigeants des organisations et institutions régionales et internationales membres de la Commission Climat du Bassin du Congo (…
Nation
La réforme du Conseil de sécurité des Nations unies pour passer d’une gouvernance d’héritage à une gouvernance d’équité, a été prônée par la République démocratique du Congo, au…
ATELIER SUR LA GESTION DES TENSIONS ET ALLIANCES ENTRE DETENTEURS DE VACHES ET DETENTEURS DE HOUES : Crafod propose des solutions aux conflits entre agriculteurs et éleveurs
Les agriculteurs et les éleveurs sont souvent en conflit dû essentiellement à leur mauvaise cohabitation. La destruction des champs (cultures) des agriculteurs par des animaux des éleveurs et l’attaque des animaux domestiques par les civiles engendrent ces conflits. Pour ne pas laisser perdurer cette mésentente, le Centre régional d’appui et de formation pour le développement (Crafod) organise, du 04 au 06 décembre, à Luozi, un atelier à l’intention des agriculteurs et des éleveurs ainsi que des chefs de secteurs du territoire éponyme.
Ces assises sont organisées sous l’égide de l’Initiative de la mise à l’échelle de l’agriculture régénératrice et des économies alimentaires locales (Imarel), projet en cours d’exécution par Crafod à travers 6 entités locales déconcentrées du Kongo Central, grâce à l’appui de BfdW de l’Allemagne.
Détenteurs de vaches et détenteurs de houes vivent dans une cohabitation difficile, faute d’une législation foncière devant régler ces conflits. Des conflits consécutifs à la destruction des cultures des agricultures par les animaux domestiques des éleveurs. La réalité est que, souvent faute de pâturages pour leurs animaux domestiques, les éleveurs se déplacent régulièrement en quête de pâturages et des abreuvoirs.
PLUSIEURS FACTEURS EN CAUSE
C’est pendant cette transhumance non planifiée par les bergers et propriétaires des troupeaux qu’on enregistre la destruction des cultures des professionnels de la houe. Ce qui débouche parfois sur des attaques physiques envers les troupeaux.
En plus de cette cause à la base de l’inimitié entre les deux acteurs économiques, plusieurs autres facteurs en sont également la cause. C’est notamment la faiblesse des instances de prévention et de régularisation pacifique des litiges entre les agriculteurs et les éleveurs ; les moyens et pouvoirs très limités de l’inspection de l’agriculture, les atteintes au bétail par les civiles qui se font justice eux-mêmes ; des accusations naturelles de ne pas vouloir dialoguer ; l’affaiblissement du pouvoir des chefs locaux ainsi que l’absence de planification des systèmes de transhumance bovine, de contrôle et de dispositifs d’accueils des troupeaux.
DUALITE JURIDIQUE EN DROIT ET COUTUME
Malheureusement l’Etat qui devait apporter la solution par les lois, en est incapable. A la place, s’érige une dualité juridique en droit et coutume. En effet, la loi foncière n°073-021 du 20 juillet n’apporte pas la solution escomptée car incomplète et inappliquée. Incomplète car la loi que l’Etat a promise pour préciser le statut des terres des communautés locales régies par la coutume n’est jamais concrétisée par une ordonnance. Et inappliquée car, malgré la proclamation de la propriété de l’Etat sur le sol et le sous*sol, certains chefs coutumiers continuent d’assumer la responsabilité de la gestion foncière.
Ainsi, en organisant cette action, le but ultime de Crafod est d’assurer le partenariat public-privé dans la promotion du travail de paix et de transformation des conflits interprofessionnels qui exacerbent la faim, la pauvreté et les inégalités. En plus, la prise en main de la cohabitation pacifique des agriculteurs et des éleveurs par les trois acteurs clés des secteurs public, privé et la société civile.
La mission de l’atelier est de rendre opérationnelles des instances à la fois de dialogue permanent ainsi que de planification des actions de transformation des conflits entre les détenteurs de la houe, de la vache et du pouvoir (chefs locaux et chefs coutumiers).
La première journée de cet atelier de trois jours sera consacrée à l’analyse du contexte de la conduite de gros élevage de bœufs dans le territoire de Luozi à l’aide des données à récolter d’un questionnaire d’enquête préalablement élaboré. Lequel questionnaire sera soulis aux participants.
Cette action va s’étendre à d’autres territoires de la province du Kongo Central qui sont affectés également par ce phénomène de conflits entre les détenteurs de vaches et ceux de houes. Il s’agit notamment de Songololo, de Madimba, de Mbanza-Ngungu, de Seke-Banza ainsi que de Muanda
Kléber KUNGU