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APRES LA FIN DES CONSULTATIONS CHEZ KOLONGELE : Cap sur un gouvernement des vertébrés et non des superstitieux
Après avoir répondu à l'appel du conseiller spécial du chef de l'État en matière de sécurité, Eberande Kolongele, certains de politiciens qui tiennent mordicus à faire partie du gouvernement d'union nationale, ont pris le chemin des marabouts. Selon certaines indiscrétions, il est de coutume que beaucoup d'acteurs politiques congolais, qui ont embrassé ce secteur d'activité, ne lésinent pas sur les moyens à leur possession pour courtiser certains charlatans dans l'espoir de devenir ministres. C'est ainsi que chaque fois qu'un réaménagement ou un remaniement ministériel est annoncé, beaucoup d'entr'eux envahissent les "cabinets" de ces créateurs des ministres.
Nos politiciens sont des superstitieux qui se livrent à des actes immoraux pour atteindre leur objectif, celui d'obtenir coûte que coûte un poste de mandataire public. D'ailleurs, certains ne se cachent pour déclarer que pour eux, il faut à tout prix devenir ministre ou mourir. Dans un tel environnement, comment pouvons-nous nous attendre à un réel changement au pays ?
S'il est vrai que ces commérages qui se racontent dans la rue sont vrais, c'est que de tels personnages qui arrivent au pouvoir sont plus attachés à "ceux qui les ont créés" qu'à l'idéal de servir le pays et sa population. S'il est aussi vrai qu'il existe des politiciens qui se livrent à des telles pratiques abominables, ce que nous avons de la peine à croire, il est grand temps de les en dissuader. Car, leurs conséquences sont dramatiques pour le pays.
En outre, pour revenir aux consultations dirigées par Eberande Kolongele, il faut reconnaître que l'étape suivante sera cruciale étant donné que la multitude qui a défilé devant le Spécial de Félix Antoine Tshisekedi ne s'est pas déplacée pour rien. En tout cas, la plupart lorgnent un poste ministériel. Nous n'avons entendu personne proposer la réduction de la taille du gouvernement actuel ou souhaiter la réduction du train de vie des institutions du pays. C'est que les consultés ont une autre perception de la cohésion nationale telle que vue par le président de la République. Dans un tel cas, le gouvernement d'union nationale risque de ne pas atteindre les objectifs que le chef de l'État attend de lui. Pour ce, le choix des futurs nominés devra privilégier plus la méritocratie que le militantisme pour éviter de tomber dans le piège des partisans des marabouts, dont la présence dans le gouvernement constituerait un blocage à l'élan de changement attendu de ce gouvernement extraordinaire, parce que formé en dehors des normes constitutionnelles.
Muke MUKE