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APPROPRIATION COLLECTIVE DU GENOCOST : Les autorités appelées à faire du 2 août un jour férié
* Pour sa part, le numéro 1 de CIA-VAR salue la production des outils.
Au terme de trois jours de travaux soit du 31 mars au 01 avril 2025, de la Table ronde sur l’appropriation collective du Genocost, la reconnaissance internationale du génocide congolais et la promotion de la culture de la paix en République Démocratique du Congo, les participants venus de tous les horizons ont formulé une série de recommandations selon les sept axes retenues.
Ces assises ont été organisées conjointement par le Fonds national des Réparations des victimes de violences sexuelles liées aux conflits et des victimes des crimes contre la paix, la sécurité de l’humanité (FONAREV) et la Commission internationale d’aide aux victimes et d’Appui aux reformes ( CIA-VAR), sous le Haut-Patronage du Président de la République Démocratique du Congo.
Faisant la synthèse de ces trois jours des travaux, membre du Comité Scientifique, le Prof Serge Makaya a lu les recommandations adressées à divers niveaux, Présidence de la République, Gouvernement, Parlements, pouvoirs judiciaire, société civile, leaders religieux et traditionnels. Il s’agit notamment de former les éducateurs, sensibiliser et transmettre la mémoire du genocost au travers des différents outils pédagogique, organiser des visites mémorielles pour sensibiliser les enfants à l’histoire du pays, encourager les dissertations et débat sur le Génocost et le génocide pour développer l’esprit critique chez les apprenants, célébrer la journée nationale du Genocost dans les écoles pour renforcer la mémoire collective; traduire les supports éducatifs dans les langues nationales; instaurer une politique mémorielle du Genocost; élaborer un projet de loi à la politique mémorielles pour sécuriser les sites du Genocost en RDC; insérer dans les musées nationales une galeries spéciales dédiées au Genocost; renforcer les compétences les leaders d’opinion en investigation et en éthique; impliquer les leaders d’opinion pour signaler les discours négationnistes; libérer les moyens financiers pour les enquêteurs nationaux œuvrant dans la collecte des éléments des preuves; investir dans la visibilisation du génocide comme une cause nationale; déclarée la journée du 02 août journée chômée et payée; mettre en place la justice transitionnelle; saisir la CPI pour mettre en cause certains pays qui contribuent au Génocide; tisser et renforcer les coopérations judiciaire avec les structures internationales; promouvoir la justice sociale.
Ainsi, les membres du gouvernement ont procédé à la signature des actes d’engagement selon les axes retenus lors des travaux en panels.
Élaborer argumentaire de plaidoyer pour une reconnaissance internationale du génocide congolais
S’exprimant au nom de la Première ministre, madame la ministre des Affaires Étrangères, Coopération internationale et Francophonie, Thérèse Kayikwamba a annoncé l’organisation dans les prochains jours d’un colloque international pour construire un argumentaire pour la reconnaissance internationale du génocide commis en RDC. A ce sujet, elle a invité toutes les intelligences nationales à se joindre au FONAREV et à la CIA-VAR pour la réussite de cet événement.
A en croire la cheffe de la diplomatie congolaise, la Table ronde a été un exercice qui a permis de poser les jalons pour une appropriation collective du Genocost et à mener des plaidoyers pour la reconnaissance internationale du génocide congolais. Le gouvernement est instruit par le Président de la République Félix Antoine Tshisekedi Tshilombo à accompagner sans faille ce processus jusqu’à son aboutissement, a-t-elle souligné.
Puis, elle a ajouté, les actes d’engagement signés par quelques membres du gouvernement selon les axes d’appropriation précis seront intégrer dans leurs assignations.
Pour terminer, Thèrese Kayikwamba a rassuré l’assistance que le Gouvernement va passer en revue chacune des résolutions et recommandations issues de cette Table ronde qui est le début du processus d’appropriation collective du Genocost.
Des outils produits serviront des soubassements pour des actions futures
Prenant la parole, le coordonnateur Exécutif de la CIA-VAR François Kakese Kimaza a salué la production des outils qui vont servir des soubassement aux actions politique, judiciaire, diplomatique et de communication que le gouvernement compte entreprendre. Il s’agit du narratif du Génocide commis sur le territoire congolais, de la stratégie nationale d’appropriation du Genocost et du plaidoyer pour la reconnaissance internationale du génocide congolais.
Avec la clôture de cette table ronde, un premier pas a été franchi, a soutenu le patron de CIA-VAR. Cependant, a-t-il fait savoir : «Il nous faut montre de la même abnégation dans l’exécution des activités restantes dans la feuille de route 2025". « Avec la tenue de cette rencontre de trois jours, nous avons engagé notre propre responsabilité devant l’histoire. Cette responsabilité sera le prix à payer par tous si nous voulons être les vrais acteurs de notre histoire», a insisté François Kakese. « Ne jamais oublier; Ne jamais répéter; commencer à guérir; Plus jamais seuls!», a lancé François Kakese.
En effet, cette Table Ronde marque ainsi une avancée décisive dans le devoir de mémoire et la volonté forte des congolais de rendre un hommage digne à ces millions de morts.
Pour rappel, les 7 axes retenues ayant trait à tous les domaines de la vie quotidienne du peuple congolais étaient : l’éducation, avec l’intégration de cette mémoire dans les programmes scolaires ; les arts et la culture, comme vecteurs de transmission et de résilience ; les médias, pour sensibiliser et informer ; ainsi que la justice, l’économie et la diplomatie, afin d’ancrer cette cause dans une dynamique de réparation et de plaidoyer global.
Mathy Musau