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Kosepela ezalaka na retar te. Ata ndele tokosepela kaka". Autrement dit, "Se réjouir n'est jamais tard !. Tôt ou tard, nous nous réjouirons quand même. ", telle est la traduction française de cette phrase en lingala. Un message trouvé, comme d'autres d'ailleurs sur la portière arrière d'un…
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3e mandat de Fatshi : Mukwege parle d’un danger pour la démocratie
L’opposant congolais Denis Mukwege est monté au créneau face au débat naissant autour d’un éventuel troisième mandat du président Félix Tshisekedi. Dans une déclaration publiée ce lundi 18 mai sur son compte X, il met en garde contre une remise en cause des fondements démocratiques en RD Congo.
Selon lui, l’idée d’une révision constitutionnelle visant à permettre au chef de l’État de briguer un nouveau mandat constitue une menace directe pour la démocratie. « Les principes de base de la démocratie sont à nouveau en danger en RDC », a-t-il affirmé.
Le prix Nobel de la paix dénonce également un climat politique qu’il juge préoccupant. Il estime que le pays risque de se retrouver « à la merci d’un homme » et d’une majorité politique, l’Union sacrée, qu’il accuse de vouloir se maintenir au pouvoir en instaurant un système basé sur le culte de la personnalité, au détriment de l’alternance démocratique.
Denis Mukwege rappelle les dispositions de la Constitution et insiste sur le fait que la souveraineté appartient exclusivement au peuple. Il cite notamment le principe selon lequel aucune personne ni aucun groupe ne peut s’en attribuer l’exercice.
L’opposant appelle ainsi à un sursaut citoyen pour défendre la Loi fondamentale. Il met particulièrement en avant l’article 220, qui interdit toute révision portant sur le nombre et la durée des mandats présidentiels.
Face à ce qu’il qualifie de débat « explosif », Denis Mukwege exhorte les autorités à faire preuve de responsabilité. « Touche pas à ma Constitution ! », a-t-il lancé, appelant les Congolais à rester vigilants pour préserver les acquis démocratiques du pays.
Ézéchiel Monteirious MONTEIRO