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20 ans du Protocole de Maputo, Dr Patrick Djemo du MSI plaide pour la vulgarisation de cet instrument juridique
Les chefs d’État africains ont adopté le 11 juillet 2003 à Maputo au Mozambique le Protocole de la Charte africaine pour les droits de l’homme et des peuples relatif aux droits des femmes en Afrique, il est entré en vigueur en 2005. La République Démocratique du Congo a adhéré sans reserve à cet instrument juridique en 2008 puis publié au Journal officiel en 2018. 20 ans après son adoption, cet instrument juridique appelé aussi Protocole de Maputo n’est pas très bien vulgarisé bien qu’il a connu quelques avancées en RDC.. Au cours de la célébration de ces 20ième anniversaire, une cérémonie était organisé à Kinshasa par les Ministères du Genre, Famille et Enfant; de la Justice et des Droits Humains avec l’appui de ses différents partenaires dont Ipas, MSI, les ambassades de Suède et du Canada.
Lors des différents panel, le directeur pays de Marie Stppes International (MSI) a déclaré qu’il y a des besoins énormes pour la vulgarisation de ce document et l’accès des femmes au services de planification familiale et de méthodes contraceptives modernes. Dr Patrick Djemo a reconnu qu’il y a encore un nombre élévé des femmes qui n’ont pas encore reçu l’information concernant les services de naissance désirables et l’accès aux méthodes de contraception moderne. Donc, cela nécessite suffisament des moyens fincanciers pour satisfaire ces besoins, un premier défi. Il y a également les défis en terme de la formation du personnel médical, des équipements et de disponibilité des intrants qui doivent être utilisés pour un accès effectif de ses services par les femmes. Car les femmes viennent solliciter ces services afin de contrôler leur santé reproductrice. Il est cependant convaincu qu’il faut travailler sur l’obtention social autour des droits des femmes, ce qui constitue un défi important vu le pésanteur socio-culturel de la société congolaise. Il a souligné que plusieurs activités ont été réalisées à Kinshasa et dans certaines provinces pour la vulgarisation de cet instrument juridique africain.
**** Des avancées significatives en RDC
Au nom de la ministre du Genre en mission, la ministre de la Formation professionnelle, Antoinette Kipulu a déclaré que les droits promus par Le Protocole de Maputo Sont des droits inhérents à La Personne humaine. Ils sont inalienables, interdependant et indivisibles, a-t-elle poursuivi. A l’entendre, ce document juridique comprend 8 thématiques, qui sont notamment l’égalité et La Non-discrimination, La protection des Femmes Contre La Violence, Les droits Relatifs Au mariage, Le droit à la Santé de la reproduction, le droit à La paix ainsi que droit à la Protection des Femmes pendant les Conflits.
En effet, a fait remarquer Antoinette Kipulu, la commémoration du 20ème Anniversaire du Protocole de Maputo Constitue une Occasion Favorable Pour Faire une évaluation du Chemin Parcouru en RDC dans La Promotion des droits de La Femme, Contenus dans Cet Instrument Juridique. » Même Si Notre Pays est Sur la Bonne Voie en ce qui Concerne La mise en Œuvre de Cet Instrument Juridique, beaucoup reste encore à faire, Notamment en ce Qui Concerne Le droit à la Santé de la Femme, Spécialement en Matière de Santé Sexuelle et Reproductive où Notre Pays Présente Le Taux de Mortalité Maternelle élevé, L’un des Plus élevés au monde, bien Qu’en Constante baisse », a-t-elle reconnu..
Au nom de tous les bailleurs de fonds, l’ambassadeur du Canada en RDC, Benoît-Pierre Laramée est d’avis que la mise en œuvre exhaustive de ce protocole va améliorer la situation des femmes et des filles congolaises. Il n’a pas manqué d’inviter le gouvernement de la RDC à réaliser son engagement. Mathy Musau