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INCROYABLE MAIS VRAI : CHUR (ex Mama Yemo): pas d’interventions chirurgicales par manque de bloc opératoire !
Ce qui se passe actuellement au Centre hospitalier universitaire Renaissance (CHUR), ex Mama Yemo, est inédit, scandaleux et même révoltant. Les malades souffrant des pathologies qui exigent une intervention chirurgicale, sont obligés d’attendre jusqu’à nouvel ordre. Et pour cause? Dans le nouveau bâtiment qui abrite actuellement le CHUR, il n’y a pas de bloc opératoire.
L’ancien bloc de Mama Yemo est en pleine réhabilitation. Les chirurgiens ne peuvent pas s’en servir à l’heure actuelle. Dans des cas d’extrême urgence, les malades sont opérés dans la salle de gynécologie où accouchent les femmes.
Seuls les chirurgiens eux-mêmes savent comment ils s’y prennent. Cette situation, incroyable et inimaginable, date d’environ un mois. Cependant, selon un infirmier qui assiste les médecins dans la salle d’opération et qui a requis l’anonymat, le bloc opératoire, en pleine réhabilitation, sera un bijou qui répond aux standards internationaux. Au lieu d’accélérer les travaux vu l’urgence, les autorités tournent les pouces comme si tous ces patients qui attendent d’être opérés n’ont pas droit à la vie, regrette-t-il.
Contrat léonin?
Face à l’indifférence qu’affichent les nouveaux dirigeants de cette formation hospitalière, des voix, non seulement des malades, mais également du personnel de l’hôpital, commencent à s’élever pour stigmatiser la vision de ces responsables qui ont conclu un partenariat avec le gouvernement, mais dont les contours ne sont pas clairement définis. Comme suggéré dans l’une de nos récentes parutions, le gouvernement est appelé à fixer l’opinion sur le statut de cet hôpital pour éviter les commérages qui circulent déjà sur la voie publique, dénonçant le deal que l’Exécutif aurait signé avec un investisseur à l’identité floue.
À ce propos, certains parlent d’une joint-venture conclue entre le gouvernement congolais et un sujet indien qui se cache derrière un Congolais. Cette joint-venture prévoirait l’exploitation de l’hôpital par ce partenaire pendant 50 ans, à l’issue desquels l’État congolais deviendrait propriétaire exclusif du CHUR.
Si cette information s’avérait exacte, on parlerait dans ce cas d’ "un contrat léonin". Car, exploiter un hôpital de cette envergure durant 50 ans serait une très bonne affaire pour cet investisseur, au détriment de la RDC. D’autres par contre, font état d’un partenariat public-privé où le principe est celui de gagnant-gagnant. Mais, le fait d’avoir confié la direction de cet hôpital moderne, érigé sur la concession foncière de l’État nous paraît une grave faiblesse de la part du gouvernement. Tout calcul fait, c’est une fois de plus le privé qui tire beaucoup plus de dividendes que l’État congolais.
Vivement la reprise des travaux
C’est pourquoi, il s’avère plus qu’impérieux de soumettre ce dossier à un débat plus élargi que le format qui a conduit au partenariat actuel. Le conseil des ministres ou une question orale avec débat, adressée au ministre de la Santé, paraît être la voie la plus appropriée, démocratie et transparence obligent.
Après cette alerte, nous osons espérer que les autorités du CHUR vont vite se ressaisir pour placer le dossier du bloc opératoire parmi les urgences actuelles.
Par ailleurs, il s’avère capital de relancer les travaux de construction qui sont aux arrêts depuis plusieurs mois, pour ne pas donner raison à ceux qui critiquent le gouvernement de s’être lancé dans une aventure sans lendemain certain.
Muke MUKE