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Haut-Katanga : hausse persistante du prix de carburant, le gouverneur réunit à nouveau les pétroliers
Après la réouverture des stations-service, le carburant peine à revenir à son prix initial dans la ville de Lubumbashi. Face à cette persistance, le gouverneur de la province du Haut-Katanga, Jacques Kyabula, a réuni encore les pétroliers et les services publics, hier mercredi 12 février, pour discuter de cette crise.
La réunion tenue le 20 janvier dernier n'a pas produit d'effets concrets sur la rareté criante des produits pétroliers, à cause d'une lenteur administrative à la douane.
"Il y a la lenteur administrative à la douane, selon les milieux d'affaires. C'est ainsi que le directeur provincial de la DGDA est sommé de faire respecter à la loupe les shifts et les journées de travail de 6 à 20 h, à la frontière, afin de fluidifier le trafic", a écrit le gouvernorat sur son compte officiel Facebook.
La quantité insuffisante des produits pétroliers, dont l'essence et le mazout, à Lubumbashi a des répercussions directes et graves sur les transports en commun urbains. Depuis la hausse spontanée du prix le mois dernier à cause de la fermeture des stations-service, les véhicules de transports en commun avaient aussi majoré le tarif de transport au rythme du prix du carburant fixé de manière délibérée par les revendeurs ambulants, communément appelés "Kadhafi".
Le prix du transport en commun n'a pas bougé malgré la baisse à grande vitesse du prix de carburant à la pompe, qui coûte 3 500 voire 4 000 francs congolais par litre. Les chauffeurs de mini-bus fixent le prix à 2000, 2500 voire 3000 francs congolais selon les trajets. Pour les taxis-bus, le prix varie entre 1000, 1500 et 2000 en rapport avec la distance parcourue et grimpe jusqu'à 2500 FC aux heures vespérales.
Patient Mubiayi MBY