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« Plus on prend de la hauteur et plus on voit loin ». Cette expression à valeur proverbiale provient d’un taxi-bus Mercedes Benz Sprinter 311.
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Goma: Les écoles rouvrent les portes avec inquiétude et hésitation
Après près d’un mois de perturbations majeures causées par le conflit armé entre les FARDC et le mouvement M23, la réouverture des écoles à Goma, chef-lieu de la province du Nord-Kivu, a eu lieu hier lundi 17 février. Cette reprise, bien qu’encourageante, fait face à de nombreux défis, notamment en termes de confiance des parents et de la situation des élèves déplacés.
La majorité des établissements scolaires, en particulier les écoles primaires privées, ont rénové leurs infrastructures et mis en place des mesures adaptées pour accueillir les élèves en toute sécurité.
Malgré cette réouverture, de nombreux parents demeurent sceptiques quant à l’environnement sécuritaire. Beaucoup affichent une inquiétude palpable, craignant pour la sécurité de leurs enfants dans un contexte encore instable. Une partie significative des élèves ayant fui les violences reste en déplacement, avec certains ayant trouvé refuge à Kinshasa, la capitale.
Les parents, séparés de leurs enfants, expriment leur frustration et leur désespoir face à un avenir incertain de leur progéniture. Ils craignent que la fin de l’année scolaire 2025, qui approche à grands pas, soit compromise pour leurs petits. Dans ce cadre, plusieurs d’entre eux ont sollicité l'intervention de la ministre de l’Éducation nationale. Ils espèrent que des mesures seront mises en place pour faciliter la réinscription de leurs enfants dans les établissements scolaires des villes où ils se sont temporairement installés, notamment à Kinshasa.
À mesure que la situation évolue, la nécessité d’un soutien éducatif et psychosocial pour les enfants touchés par la guerre devient primordiale. Les ONG et les autorités locales se voient confrontées à un défi d’envergure : rétablir non seulement un environnement d’apprentissage sûr, mais aussi offrir aux familles la sérénité nécessaire pour garantir le retour à l’école de leurs enfants.
Pascal NDUYIRI, au Nord-Kivu