Dernière minute
Société
" Ce n'est pas l'âge qui procure la sagesse !", enseigne cette sagesse biblique qu'un anonyme a voulu bien nous rappeler. Ce verset biblique est tiré du 9ème verset, chapitre 32ème du livre de Job.
Trois versions en parlent: " Ce n'est pas l'âge qui procure la…
Culture
Forum éco
Enjeux de l’heure
Les contours de l'entrée inaugurale de la République démocratique du Congo sur le marché international des capitaux, couronnée par une levée de fonds à hauteur de 1,25 milliard de dollars étaient…
Étranger
La République de l’Équateur a réaffirmé, vendredi, son soutien à l’initiative d’autonomie présentée par le Maroc en 2007, la qualifiant de la seule solution sérieuse, crédible et réaliste au…
Nation
Figure bien connue des animateurs de football en République démocratique du Congo, Michel Mbolandinga de son vrai nom, plus célèbre sous le sobriquet de Lumumba Vea, vient de franchir un cap…
Fonction publique : Vivement le contrôle des effectifs pour freiner l’explosion de la masse salariale
Lors de la dernière réunion du conseil des ministres, le président de la République est monté au créneau pour dénoncer l’explosion de la masse salariale des agents et fonctionnaires de l’État. Ce fléau ne date pas d’aujourd’hui. Depuis des lustres, l’administration publique est rongée par un dysfonctionnement total que les différents gouvernements qui se sont succédé à la tête du pays n’arrivent pas à endiguer. Mais, le mal s’enfonce de plus en plus. Félix Tshisekedi a parfaitement raison de demander à voir clair dans cette situation.
Quoiqu’il en soit, le pays ne peut pas sortir de cette confusion sans que le gouvernement ne diligente un contrôle rigoureux pour démanteler les réseaux maffieux à la base de ce fléau. Il y a d’abord les fictifs, communément appelés «ngulu». C’est la catégorie d’agents qui ne sont affectés nulle part, mais qui, à cause de leur complicité avec soit certains syndicalistes soit certains cadres, se rendent tout simplement à la banque pour toucher indûment un salaire. Ils sont très nombreux ces types d’agents.
Pour les découvrir, il faut un contrôle à la base, c’est-à-dire au bureau, pour se rendre compte de l’effectivité de leur présence. Les contrôleurs vont découvrir des cadavres dans les placards. En principe, les auteurs de tels actes doivent subir la rigueur de la loi.
L’autre catégorie du personnel qui fait gonfler la masse salariale est constituée de ceux qui s’arrangent pour se faire octroyer une prime. Ce qui est grave, est le fait qu’en RDC, les primes sont plus élevées que les salaires. Ce qui est une anomalie criante.
L’implication des députés nationaux requise
À l’époque de la Deuxième république, nous avions vu les Commissaires du peuple, aujourd’hui Députés, sillonner le pays dans le cadre du contrôle parlementaire. Partout où ils passaient, c’était la panique parmi les responsables véreux. À Kinshasa, des interpellations des mandataires publics faisaient jaser la population, qui voyait venir la fin de l’impunité.
Dans le cas d’espèce où le président de la République recommande au gouvernement de procéder à l’audit liquidatif de la paie des agents et fonctionnaires de l’État, il est souhaitable que l’Assemblée nationale déploie les députés tant à Kinshasa qu’à l’intérieur du pays pour participer à l’assainissement du fichier de la paie du personnel de carrière des services publics de l’État. L’implication des élus du peuple dans cette opération, va sans aucun doute, donner une autre impulsion pour les résultats beaucoup plus probants.
Vigilance
En tout état de cause, les uns et les autres doivent comprendre que la maffia qui s’opère actuellement dans la paie des agents et cadres de l’État se fait au détriment de toute la nation. Car, il n’est pas juste que des personnes qui ne rendent aucun service au pays se contentent de percevoir indûment les rémunérations au même titre que ceux qui se sacrifient chaque jour pour se rendre au travail.
En principe, ces derniers devraient être les premiers à dénoncer cette injustice et à pointer du doigt les auteurs de cet acte répréhensible.
Le changement tant attendu et souhaité par les Congolais doit commencer par la campagne anti -corruption du genre de celle que le président de la République veut déclencher dans les jours à venir. Tous les Congolais, surtout le personnel de l’État, devraient s’y impliquer avec détermination.
Muke MUKE