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Face au coût exorbitant du loyer sur l’avenue
de l’Enseignement :Des auto-écoles de fortune fonctionnent en plein air
A Kinshasa, le nombre de véhicules a beaucoup augmenté ces dernières années. Ce qui, par ricochet, multiplie le nombre de conducteurs. La recherche des auto-écoles pour la formation de ces derniers n’est pas toujours chose aisée. Des écoles de conduite souvent pas toujours aux normes pillulent dans la mégapole RD congolaise. Face au coût élevé du loyer, plusieurs d’entre eux mènent leurs activités à ciel ouvert le long des grandes artères sous un parasol.
Le long de l’avenue de l’Enseignement dans la commune de Kasa-Vubu, les passants peuvent apercevoir une dizaine de tables entourées de deux ou trois chaises, sous un parasol qui font office de bureau à des auto-écoles. Et sur des véhicules stationnés juste à côté des petits panneaux sur lesquels il est écrit «Auto-école» ( Grâce de Dieu, le Bon Combattant etc). Sur cette artère, les agents de ces établissements de formation qui proposent leurs services aux passants qu’ils abordent.
A la question de savoir pourquoi, prester dans de telles conditions, un responsable de ces écoles de conduite de fortune explique qu’ils n’ont plus les moyens de payer le loyer. » Depuis que les partis politiques ont élu domicile sur l’avenue de l’Enseignement les loyers ont pris de l’ascenseur. Nous avons été obligés de laisser les maisons que nous louions étant donné que les bailleurs ont revu à la hausse les loyers. Nous avons opté pour cette solution afin de poursuivre nos activités et ne pas rester sur la paille « .
Délivrance des anciens permis
Assis sur une chaise plastique de couleur jaune déteinte, un gros cahier cartonné et quelques prospectus sur une vieille table plastique, un agent d’une auto-école, soys un parasol multicolore rafistolé, fournit des informations à d’éventuels apprenants. Il assure que son établissement est en règle bien qu’il exerce en plein air.
» Nous tous qui exerçons sur cette avenue, sommes regroupés au sein d’une association, le regroupement des jeunes dans la lutte contre la pauvreté, RJLCC, à travers lequel nous avons un arrêté qui nous autorise à exercer et nous payons régulièrement nos taxes « .
Les prestataires assurent qu’ils peuvent délivrer des brevets reconnus et même un permis de conduire, ancien modèle si le récipiendaire le désire au coût de 15 ou 20$.
Le terrain situé juste le long de l’artère leur sert de lieu de pratique, tandis que la partie théorique, selon les dires de l’agent rencontré sur place, dépend du client s’il estime nécessaire.
Le bureau de leur regroupement sert aussi de salle de classe à tous pour la partie théorique au regard des conditions dans lesquelles ils travaillent.
Les observateurs avertis se posent la question de savoir si conditions dans lesquelles fonctionnent ces auto-écoles répondent aux normes requises. Les choses étant comme elles le sont à l’heure actuelle, il appartient à l’Etat de bien encadrer ces écoles de conduite. Car, de la réduction du nombre d’accidents de circulation qu’on enregistre à Kinshasa va dépendre de la bonne formation que les conducteurs sortis de ces établissements recevront.
Fyfy Solange TANGAMU