Dernière minute
Société
Jeudi 29 octobre. Je me rends à l’aéroport international de Ndjili pour accueillir la fille de mon jeune frère qui vient de Libreville. Le vol est annoncé à 9h45.
J’y suis déjà vers 8h. Précédé par deux des cousines de la Librevilloise. Je les localise, aidé par un des militaires de la…
Culture
Forum éco
Enjeux de l’heure
La circulation des véhicules poids lourds de plus de 10 tonnes sera temporairement interdite sur le pont Semuliki, situé sur la route nationale numéro 4 (RN4), sur le tronçon Beni-Kasindi, en…
Étranger
Son Altesse Royale le Prince Héritier Moulay El Hassan a procédé, samedi à la commune d’Iaâzzanène (province de Nador), au lancement des opérations du premier terminal à conteneurs du port Nador…
Nation
Le président de la République, Félix-Antoine Tshisekedi, veut désormais associer la réalisation des grands projets d’infrastructures au renforcement des compétences nationales. À l’ouverture de la…
ExpoBéton 2026 : Tshisekedi veut faire des grands chantiers des écoles de formation pour les Congolais
Le président de la République, Félix-Antoine Tshisekedi, veut désormais associer la réalisation des grands projets d’infrastructures au renforcement des compétences nationales. À l’ouverture de la 12ᵉ édition d’ExpoBéton RDC, mercredi 7 octobre 2026 à Kinshasa, il a appelé à mieux valoriser l’expérience des ouvriers et artisans, à promouvoir la certification professionnelle et à imposer des engagements en matière de formation, d’apprentissage et d’emploi local dans les grands chantiers.
« Chaque grand chantier doit aussi faire grandir les compétences du pays », a insisté le chef de l’État, soulignant que la transformation des villes congolaises ne dépend pas uniquement des infrastructures, mais également de la qualification de ceux qui les construisent.
Félix Tshisekedi a particulièrement plaidé pour la reconnaissance de l'expérience acquise sur le terrain par les ouvriers, les artisans et les chefs de chantier. Pour lui, ce savoir-faire mérite d’être complété par des formations adaptées et sanctionné par des certifications susceptibles d’élargir les perspectives professionnelles des travailleurs.
Dans cette perspective, le président de la République souhaite que chaque grand projet d’infrastructure intègre des engagements précis en matière d’apprentissage, de formation, de certification, d’emploi local et de transfert de compétences. Leur application devra être suivie pendant l’exécution des travaux et vérifiée lors de la réception des ouvrages.
244 référentiels de métiers à valider
Pour concrétiser cette orientation, Félix Tshisekedi a mis en avant les 244 référentiels de métiers et de compétences récemment élaborés avec le concours du Club BTP, de la Chambre des métiers et de l’artisanat ainsi que du ministère de la Formation professionnelle.
Ces outils doivent permettre de rapprocher les formations des besoins réels des entreprises et des exigences des différents métiers du secteur. Le chef de l’État a ainsi chargé la Première ministre, Judith Suminwa, de coordonner leur examen technique, leur validation et leur mise en œuvre.
Il a également insisté sur la nécessité de proposer des formations débouchant sur des certifications reconnues et adaptées aux attentes des employeurs.
Les entreprises appelées à ouvrir leurs chantiers aux jeunes
Le chef de l’État a, par ailleurs, interpellé les entreprises du secteur de la construction sur leur responsabilité dans la transmission des savoir-faire. Il les a invitées à ouvrir davantage leurs chantiers aux jeunes apprentis, à accompagner les formateurs et à faciliter l’accès aux métiers qualifiés.
« La transmission du savoir-faire doit devenir une dimension pleinement assumée de l’investissement », a-t-il souligné.
À travers cette orientation, Félix Tshisekedi entend faire des investissements dans les infrastructures un levier supplémentaire de développement du capital humain. L’ambition est de faire en sorte que les grands chantiers ne produisent pas seulement des routes, des bâtiments et des ouvrages, mais contribuent également à former une main-d’œuvre congolaise qualifiée, reconnue et mieux adaptée aux besoins du marché de l’emploi.
Jérémie ASOKO