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L’Alliance pour l’Alternance et le Progrès (AAP), dirigée par le professeur Théophile Mbemba Fundu, a annoncé sa prise de distance avec le mouvement « Sauvons la RDC », tout en réaffirmant son…
Et 2023 arriva !
Coucou ! On y est. Voici 2023 ! L’année électorale. Le moment de la reddition des comptes pour tous les mandataires. En commençant par le locataire du Palais de la nation dont le bail expire à la fin de cette année. L’heure du bilan avec cette question simple : qu’avez-vous fait en cinq ans ? Au fond, il est du bilan comme de l’amour. Seules les preuves attestent de l’existence de l’un comme de l’autre.
En l’occurrence, vu du Congolais lambda les indicateurs basiques sont les mêmes. Le sempiternel chinchard (mpiodi) a-t-il enfin atterri dans l’assiette du plus démuni ? Le » sachet de la ménagère » a-t-il laissé la place au panier de la Congolaise ? Elle qui est abonnée au » sachet » depuis des lustres. L’eau et l’électricité font-elles enfin partie de l’écosystème rd congolais ? Bref, est-ce que l’ordinaire fort peu enviable- ca sent l’euphémisme à mille lieues- du souverain primaire a changé ? Pas besoin d’un sondage pour répondre à la question.
Tout se passe comme s’il était écrit que le » dividende électoral » était l’apanage de seuls élus et gouvernants, tous étages confondus. Et l’électeur, rien ne change. Mieux ; plus ça change, plus c’est la même chose. De quoi se demander à quoi servent les élections. Ces opérations électorales qui coûtent plusieurs centaines de millions de dollars sans que le contribuable congolais n’entrevoie le moindre début de retour sur investissement.
Dindon de la farce électorale, le souverain primaire est la seule victime collatérale de tous les marchés de dupes que concluent les hommes politiques pour accéder ou conserver- c’est selon- le pouvoir pour le pouvoir. Inutile de conclure que le » rapport qualité-prix » laisse à désirer.
Que faire pour sortir de ce cercle vicieux infernal qui voit les produits de différents cycles électoraux ne pas être en mesure de soulager la sempiternelle misère du peuple alors qu’ils sont élus pour relever d’abord ce défi existentiel? Plutôt que de discutailler sur l’arbre généalogique de tel ou tel candidat, il est grand temps qu’un débat citoyen s’engage sur comment faire des élections un levier et un levain de la bonne gouvernance en s’assurant au passage du rapport » qualité-prix « . Pas mal comme bonne résolution pour 2023. José NAWEJ