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Entre Yolo médical et Yolo Ezo, la circulation devient un calvaire
Sur l'axe routier de l'Université reliant le tronçon entre Yolo Ezo et Yolo médical, se déplacer en véhicule, en moto ou à pied devient un véritable défi. Le décor est le même: trous, nids-de-poule, flaques d'eau, boue, poussière jonchant la chaussée. Véhicules et motos sont contraints de ralentir ou de changer de trajectoire. Résultat : des embouteillages monstres, des accidents très fréquents et une hausse sensible du coût du transport.
Nous avons effectué une descente sur les lieux pour interroger les usagers de cet axe routier. Chauffeurs, motards, vendeurs et auters habitants du quartier… se plaignent du mauvais état de la route.
Pour Serge Kabongo, la trentaine révolue, habitant du quartier Yolo médical. "Quand il pleut, l'eau recouvre tout, des voitures s'embourbent, on voit même des motos glisser et tomber. C'est un risque pour tout le monde"
Une autre riveraine de ce quartier, Béatrice Ngalula, 26 ans, vendeuse, évoque les difficultés provoquées par le mauvais état de la route.
"À cause des bouchons et de l'état de la route, les clients préfèrent marcher ou ne pas se déplacer du tout. En cette période de saison sèche, la poussière et la boue non encore sèche salissent tout", se plaint-elle en balayant.
Quant aux motocyclistes, le mauvais état de la route le poussent à violer le code de la route.
"On roule uniquement sur la bande centrale, appelée sens unique, mais cela crée de gros embouteillages et ça devient dangereux, surtout aux heures de pointe", explique Fiston Ilunga, assis sur sa moto, en attente de passagers.
CHAUSSEE JALONNEE DE NIDS-DE-POULE
Du côté de Yolo Ezo, la situation reste similaire. Habitants, riverains , chauffeurs et motards vivent le même calvaire. En effet, la chaussée est jalonnée de nids-de-poule qui obligent à slalomer.
Pour Alain Mbuyi, chauffeur de taxi, l'état de la route n'abîme pas seulement les véhicules, il provoque et aggrave aussi les embouteillages.
"Les routes sont si mauvaises qu'on doit faire des détours ou rouler très lentement, ce qui provoque des bouchons interminables. En plus, ça use plus vite nos véhicules"
Ensuite, Josiane Banza, mère de famille et résidente du quartier, exprime son inquiétude face au danger que présente cette route.
"Nos enfants vont à l'école en longeant ces routes dégradées. On a toujours peur qu'un accident arrive", s'inquiète-t-elle.
Autre voix du quartier, Clémence Kitenge, vendeuse au marché local, regrette la flambée des prix du transport causée par l'état catastrophique de la route.
"Avant, c'était 500 francs pour aller à Kikwiti, aujourd'hui c'est 1. 000 francs. Pour le rond-point Ngaba, c'était 1. 000 francs, maintenant c'est 1. 500 francs. Les chauffeurs refusent même d'aller jusqu'au bout et nous obligent à descendre en chemin", se lamente-t-elle en vendant ses œufs.
Quant à lui, Patrick Mulumba, 29 ans, habitant du coin, souligne l'importance vitale de cette route pour tout le quartier.
"Cette route relie plusieurs quartiers et elle est indispensable pour nous tous. On ne peut plus attendre", déclare-t-il, ballon au pied.
Ketsia Mavambu,
Stagiaire UCCM