Dernière minute
Société
« Plus on prend de la hauteur et plus on voit loin ». Cette expression à valeur proverbiale provient d’un taxi-bus Mercedes Benz Sprinter 311.
Cette expression est souvent attribuée à un proverbe chinois. Elle signifie qu’en s’éloignant des détails immédiats pour adopter un recul…
Culture
Forum éco
Enjeux de l’heure
Le 12 octobre, à Goma, Joseph Kabila prenait la tête du Front pour la refondation de la nation, dans le sillage de l’AFC/M23. Le 21, Bruxelles le condamnait par la voix de Maxime Prévot. À…
Étranger
Sur le plateau de Gizeh, à seulement deux kilomètres des pyramides, le Grand musée égyptien (MGE) est sorti de terre. Véritable chef-d’œuvre architectural, le GME allie la grandeur du passé à l’…
Nation
Cinquante-cinq inspecteurs de l'Agence de régulation de la sous-traitance dans le secteur privé (ARSP) ont reçu, le mercredi 21 octobre 2026, leurs certificats, du Directeur général de cette…
EN RAISON DE L’OCCUPATION DU SUD-KIVU PAR AFC-M23 : Le Centre de réhabilitation des primates de Lwiro en difficulté
Il n’y a pas que les humains qui pâtissent de la présence de l’armée rwandaise et ses supplétifs de AFC-M23 dans le Sud-Kivu. Les chimpanzés et les singes du Centre de réhabilitation de Lwiro éprouvent également des difficultés pour se nourrir depuis l’avancée de cette coalition terroriste dans la partie orientale de la RDC.
A quelques kilomètres de Kavumu, dans le Sud-Kivu, il existe un centre qui abrite des primates orphelins qui mouraient dans la nature. Le directeur adjoint dudit centre, Luc Itongwa, cité par Africanews, se plaint des difficultés rencontrées, affirmant que les banques n’étaient pas ouvertes depuis le début des combats et que la plupart des partenaires du centre se trouvaient tous à l’extérieur du pays.
En effet, l’argent utilisé jadis pour nourrir les pensionnaires du centre se trouve aujourd’hui bloqué dans des banques fermées depuis l’occupation du Sud-Kivu par les terroristes soutenus par le Rwanda.
Le Centre des primates de Lwiro accueille 127 chimpanzés et 118 petits singes. Il compte sur des dons modestes des ONG et des personnes de bonne volonté pour faire face aux besoins alimentaires de ces primates.
«Nous avons actuellement 127 chimpanzés et 118 petits singes. Pour les nourrir, nous sommes obligés de forcer la situation. La directrice n’est pas là et elle envoie tout ce qu’elle peut pour nourrir les animaux, mais ce n’est pas suffisant. Avec la guerre, tout est vraiment arrêté», se plaint Luc Itongwa.
Le soignant en charge des primates, Jean Bisimwa Cirimwami, explique le traumatisme psychologique que subissent les primates du centre pendant la guerre d’agression, particulièrement lors de la chute du chef-lieu de la province du Sud-Kivu.
«Quand les animaux entendent des coups de feu, ils commencent à se cacher, à crier. Ils veulent même s’enfuir, s’échapper. Mais si nous sommes là, ils se disent ‘’oh, puisque nous voyons nos frères ici, notre papa ici, nous devons être en sécurité’’, mais à l’intérieur d’eux-mêmes, ils ne peuvent pas manger correctement comme ils le faisaient quand il n’y avait pas ce genre de choses».
La guerre d’agression que le Rwanda a déclenchée sous couvert de ses supplétifs depuis plusieurs mois, a provoqué plusieurs centaines de morts et le déplacement de plus de 7 millions de personnes dans le Nord-Kivu et le Sud-Kivu.
Devant le tollé général que ce conflit a suscité et l’offensive diplomatique menée notamment par la ministre des Affaires étrangères Thérèse Kayikwamba Wagner et la Première ministre Judith Suminwa Tuluka dans des capitales occidentales pour plaider la cause de leurs pays, la communauté internationale, notamment le Conseil de sécurité de l’Onu a condamné à l’unanimité le Rwanda et pris des sanctions à son endroit et envers plusieurs personnalités impliquées dans ce conflit armé. Kléber KUNGU