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Denise Nyakeru Tshisekedi invite les femmes à réfléchir sur les défis à relever concernant leurs droits
Le stade Manika de Kolwezi chef lieu de la Province du Lualaba a réfusé du monde le mercredi 08 mars, à l’occasion de la célébration de la journée internationale des droits de la femme. Toutes les couches sociales de cette province, de la ménagère en passant par les vendeuses, les étudiantes, policières, militaires, aux femmes de la société civile et politiques se sont retrouvées autour de l’épouse du Chef de l’État, Denise Nyakeru Tshisekedi et de la gouverneure de province. Avant la célébration de cette journée, une minute de silence a été observée à l’endroit des femmes, filles victimes de toutes formes de violences, des enfants tués et des populations déplacées de l’ Est de la RDC.
S’exprimant à cette occasion, la Première Dame a appelé la femme du Lualaba à ne pas se limiter au simple port du pagne pour commémorer cette journée leur dédiée. Mais plutôt de prendre le temps d’évaluer les acquis et surtout de réfléchir sur les défis à venir concernant leur situation.
Pour sa part, la Gouverneure du Lualaba Fifi Masuka Saini qui accompagnait l’épouse du Président de la République a apprécié son engagement dans la promotion des droits de la femme de cette province. » L’arrivée de la Première Dame encourage toutes les femmes de toutes les couches. Cette visite a démontré aux yeux de l’homme que les femmes peuvent aussi faire mieux. La Première Dame est la conseillère de toutes les femmes, elle encourage la jeune fille et la femme à travers sa Fondation. C’est une grande joie pour nous« , a-t-elle soutenu.
107 bourses de la FDNT octroyées aux filles pour les études de STM
Dans un autre décor, le gouvernorat du Lualaba en collaboration avec le Fonds des Nations Unies pour la Population et le Bureau du conjoint du Chef de l’Etat a organisé une conférence autour du thème national de cette journée : « Education numérique égalitaire pour la paix et l’autonomisation des femmes et des filles en RDC« ; tiré du thème mondial : » Pour un monde digital inclusif: innovation et technologies pour l’égalité des sexes? »
La Présidente de la Fondation DNT a saisi cette opportunité pour saluer les avancées enregistrées dans la mise en application des droits de la femme tout en appelant cette dernière à pousser plus loin ses réflexions et maintenir la pression sur les décideurs en majorité les hommes pour une amélioration continue de ses droits.
D’après la First Lady, il est constaté une faible scolarité de la jeune fille dans les disciplines STM( Science, Technology, Engineering et Mathematics), STM. Cette situation crée des écarts entre homme et femme, a-t-elle fait remarquer.
Pour relever ce défi, Denise Nyakeru Tshisekedi accorde des bourses dans les STM aux filles brillantes afin de contribuer à la réduction des inégalités homme et femme dans le secteur numérique. A ce jour, cent et sept (107) bourses ont déjà été accordées dans ce domaine depuis 2019.
Par ailleurs, la Première Dame de la RDC a indiqué que l’outil numérique est à la base du cyber harcèlement. Pour ce faire, elle a lancé un appel au gouvernement pour la mise en place d’un code numérique qui servira à gérer cet aspect.
Le représentant pays de l’UNFPA, Dr Eugène Kongnyuy a évoqué des actions que ce fonds des NU mène dans le domaine du numérique pour la protection de la femme et de la jeune fille notamment le lancement de la campagne dénommée » bodyrigh » pour attirer l’attention sur le manque de protection auquel les femmes sont confrontées en ligne. Il n’a pas manqué de souligner que l’UNFPA apporte un soutien aux survivants de la violence sexiste facilitée par la technologie et sensibilise aux normes sociales sexospécifiques qui contribuent à sa prolifération.
Plusieurs autres panelistes ont exposé autour du thème lié à la loi portant protection et réparation des victimes des violences sur le net et l’apport du numérique dans le quotidien des populations.
Mathy Musau