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Au cours d'une cérémonie solennelle organisée ce jeudi 6 août 2026 à la Cité de l'Union africaine, le Chef de l'État, Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo, a présidé la cérémonie relative à l'…
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Le Service national entend changer d'échelle dans sa production agricole. Lors d'un briefing de presse animé par le porte-parole du gouvernement Patrick Muyaya, en marge de la visite du président…
Coup d’Etat à Niamey, coup d’éclat à Libreville
Difficile de faire l’exégèse du livre « l’abc du coup d’Etat » en partant des cas nigérien et gabonais. Comment faire comprendre au lecteur que les deux pays ont connu un même sort? A savoir la prise de pouvoir par un groupe de militaires. Autrement dit, un coup d’Etat.
Seulement voilà, par petite touche sémantique, la même réalité est maquillée différemment. D’un côté, on crie haro sur le baudet en vouant aux gémonies les méchants putschistes nigériens. De l’autre côté, les mots putsch, junte sont fort peu utilisés. On leur préfère déjà » autorité de transition »! C’est à croire qu’il y aurait de bon et mauvais coup d’Etat!
Symétriquement, fortunes diverses pour Mohamed Bazoum et Ali Bongo. Voici deux ex- présidents déchus qui ont, pourtant tout, pour être logés à la même enseigne!
Erreur ! Tout est fait pour obliger la » junte » nigérienne non seulement à restaurer l’ordre constitutionnel, mais aussi et surtout à réinstaller Mohamed Bazoum sur son trône. Sanctions, menaces d’intervention, diabolisation des tombeurs du démocrate Bazoum … tout y passe.
A Libreville, un purgatoire de très courte durée pour les » putschistes » que l’on appelle déjà » autorité de transition« . La condamnation à minima ou de principe du coup de force n’est assortie d’aucune fatwa. Les gentils putschistes gabonais ont eu le temps matériel de mitonner une charte de transition connue d’eux seuls et consultent la classe politique pour parachever l’ordre institutionnel post- Bongo.
En clair, le général Oligui Nguéma passe pour un putschiste éclairé alors que son compagnon d’armes nigérien Tiani est un pestiféré ! L’un a réalisé un coup d’éclat et l’autre a perpétré un coup d’Etat.
Suite au précédent, la page Bongo est à tourner et même à déchirer. Quant à la page Bazoum, tout est fait pour y revenir. Même au prix du sang! José NAWEJ