Dernière minute
Société
Les participants à l'atelier de présentation des résultats de l'évaluation de base menée dans les humanités pédagogiques rénovées et les écoles primaires d'application, ainsi que du test vocationnel des futurs enseignants des six premières années de l'éducation des bases ont validé les dits…
Culture
Forum éco
Enjeux de l’heure
Le Président Félix Tshisekedi est annoncé à Kampala le 12 mai prochain pour prendre part à la cérémonie d'investiture de son homologue ougandais, Yoweri Museveni, récemment réélu. Cette visite s'…
Étranger
SEOUL, 06 mai (Yonhap) -- La suspension tout juste annoncée ce mercredi par Donald Trump de "Project Freedom", l'opération d'escorte militaire de navires civils dans le détroit d'Ormuz, fait que…
Nation
Après la pluie diluvienne qui a arrosé la ville de Kinshasa la nuit du mardi 5 au mercredi 6 mai 2026, le spectacle que nous offre la capitale de la RD Congo est tout simplement pitoyable. Si on n…
Capitaliser la visite du Pape
Un zeste de latin pour rester dans l’écosystème du Vatican : » nunc laborare oportet « . Maintenant, il faut travailler. Vivement donc le service après-vente autour du plaidoyer du Pape en rapport avec la guerre de prédation dans l’Est de la RDC.
Du haut de son magistère moral et avec sa voix qui porte, le Souverain Pontife a su trouver les mots pour dénoncer les maux que charrie l’agression contre la RDC et dont le Rwanda n’est que la partie émergée de l’iceberg. Le Pape François a donc donné le ton en se posant en héraut de la dénonciation de la mainmise des puissances étrangères tapies dans l’ombre notamment de Paul Kagamé sur les richesses de la RDC. Aux Congolais de devenir les héros de leur propre lutte contre ce que le chef de l’Eglise catholique a appelé le » néocolonialisme économique « .
Cela passe, à l’interne, par une vraie réconciliation- sur la base des valeurs et des principes – autour des intérêts vitaux du pays. Ce pays, on ne dira et on ne l’écrira jamais assez, a fondamentalement besoin d’un consensus. Ce compromis historique entre forces politiques et sociales représentatives, seule matrice sérieuse du nécessaire narratif national qui fait tant cruellement défaut.
En prêchant en italien facile des vertus comme l’amour, le don de soi, la compassion, le pardon et la paix, le Pape François a placé les Congolais à être en situation de décliner la thématique de sa visite, à savoir » Tous réconciliés en Jésus-Christ « . Sinon, la réconciliation ressemblerait à du vent. Et aurait le seul mérite d’enrichir le musée des slogans et autres poncifs désincarnés qui tiennent lieu de discours politique. Avec le risque qu’avant la visite du Pape ne soit pas égale à l’après visite.
Il y a, pourtant, moyen de conjurer ce spectre d’un énième rendez-vous vendangé. L’Evêque de Rome aura fait sa part. Après tout, comme le renseigne Saint Augustin, « Dieu qui nous a créés sans nous, ne peut pas nous sauver sans nous « . José NAWEJ