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La phrase « To changer lingomba kasi Nzambe te ! » est un mélange de beaucoup de mots en lingala et d’un seul en français. Les Kinois, habitants de la capitale du pays, aiment bien s’exprimer ainsi, dans un langage parfois argotique incompréhensible.
«To changer» peut avoir…
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Cafco exige de Joseph Kabila le rejet immédiat de l’option militaire
A la suite de l’adresse à la Nation de l’ancien Président, Joseph Kabila Kabange annonçant la création d’une plateforme politico-militaire, dénommée «Front pour la refondation de la nation, FRN», les femmes congolaises réunies au sein du Cadre permanent de concertation de la femme congolaise «Cafco», lui exigent de renoncer immédiatement à l’option militaire. Le Cafco lui demande aussi, de déposer les armes et de privilégier la voie des négociations politiques et diplomatiques ainsi que de bannir définitivement le recours à la violence armée. Cette déclaration a été faite lundi 19 octobre, à Kinshasa.
«Les femmes congolaises, réunies au sein du Cafco, croyons qu’il est plus que temps de privilégier les vraies valeurs démocratiques, respectueuses de notre Constitution et de tous les autres instruments régionaux et internationaux auxquels notre pays a souscrit», ont-elles mentionné.
À ce sujet, Cafco s’est dit très préoccupé et indigné qu’un ancien Président et Sénateur à vie, en l’occurrence Joseph Kabila Kabange, prenne les armes contre la République qu’il a dirigée pendant 18 ans.
C’est une évidence, selon elles que «cette nouvelle coalition politico-militaire nous amène à une escalade des violences avec les conséquences catastrophiques sur les populations et plus spécifiquement sur les femmes et les enfants».
Toutefois, elles soulignent qu’ : «aucune ambition de pouvoir ne justifie d’infliger un épisode ensanglanté de plus à la population congolaise».
«Nous refusons de voir notre pays persister dans le chaos surtout avec la complicité de ses propres fils au service des intérêts étrangers ; pendant que de multiples initiatives diplomatiques et de paix sont engagées au niveau régional et international, notamment les processus de Luanda, de Doha et de Washington», ont-elles dénoncé. «Les femmes congolaises affirment que la seule voie pour l’accession au pouvoir, demeure les élections démocratiques», mentionnent-elles
«La femme congolaise crie assez ! Pas un épisode ensanglanté de plus», lancent-elles.
Mathy MUSAU