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Cafco demande la création d’un Tribunal international pour la RDC au Conseil de sécurité pour sanctionner le Rwanda
Dans une déclaration faite le vendredi 11 novembre à Kinshasa et face à la situation sécuritaire du pays, les membres du Cadre permanent de concertation de la femme congolaise, (CAFCO) ont demandé au Conseil de sécurité des Nations Unies de prendre une résolution mettant en place un Tribunal international pour la RDC. L’objectif est d’obtenir des sanctions à l’endroit du Rwanda et ses complices contre cette agression pour obtenir réparation en faveur des victimes de cette tragédie et des communautés touchées.
A l’Union africaine, les membres du Cafco ont demandé la mise en application du Pacte de non-agression et le retrait immédiat des forces rwandaises sur le sol congolais.
Cependant, ces femmes ont dénoncé avec la dernière énergie la énième agression rwandaise sur le sol congolais. Elles ont réaffirmé leur attachement à la mère patrie, aux FARDC et au Chef de l’Etat, garant de la Nation.
Aussi, elles ont demandé à la communauté internationale de se saisir de ce dossier du Rwanda qui agresse la RDC et exploite illégalement ses richesses depuis des années, cette fois-ci avec des preuves irréfutables. En plus, elles ont dénoncé le silence complice de la communauté régionale et internationale ainsi que leur diplomatie non efficiente étant donné que les relations entre les pays sont régies par un certain nombre de principes notamment celui d’inviolabilité du territoire national.
Selon elles, la recrudescence de l’insécurité entraine des violations massives des droits humains en général et ceux des femmes et des enfants en particulier. C’est ainsi qu’elles ont encore dénoncé la vulnérabilité dans laquelle elles vivent suite à cette insécurité grandissante qui ne leur permet pas de vaquer librement à leurs occupations quotidiennes.
La situation sécuritaire préoccupante dans la partie Est de la République inquiète les femmes d’autant plus qu’elle se répercute dans les provinces du Kasaï, Kwango, Maï-Ndombe et Kwilu, malheureusement avec le même mode opératoire.
Les femmes du Cafco n’ont pas manqué de relever les efforts fournis par la RDC pour respecter les instruments juridiques et les accords signés au nom de la paix, mais bafoués par ses voisins. Mathy MUSAU