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AVEC PLUS D’UN MILLIARD INVESTI EN 10 ANS : Raïssa Malu exige des résultats concrets pour l’éducation
À l’occasion de la Journée nationale de l’Enseignement, célébrée le 30 avril, le ministère de l’Éducation nationale et Nouvelle citoyenneté a organisé une journée de réflexion axée sur le thème : «Éduquer pour transformer, former pour bâtir.» Un moment de concertation entre autorités, enseignants, experts et partenaires éducatifs, visant à réaffirmer l’engagement collectif pour la transformation profonde du système éducatif congolais.
D’après une dépêche de la cellule de communication du ministère de l’éducation nationale parvenue dimanche à Forum des As, la ministre d’État, ministre de l’Éducation nationale, Raïssa Malu, dans son intervention , a exhorté les enseignants à prendre pleinement conscience du rôle central qu’ils jouent dans la construction de la nation. «Former un enfant, c’est semer les graines d’un Congo meilleur. C’est une responsabilité immense et une mission noble», a-t-elle souligné.
Raïssa Malu a rappelé que plus d’un milliard de dollars américains ont été investis dans le secteur éducatif au cours des dix dernières années, un effort financier conséquent qui, selon elle, doit désormais produire un «retour sur investissement» mesurable à travers des apprenants capables de transformer la société congolaise. Elle a mis en avant le Plan quinquennal 2024-2029 comme feuille de route stratégique, insistant sur son appropriation par tous les acteurs éducatifs.
Les travaux de cette journée ont permis aux participants de formuler plusieurs recommandations concrètes. Parmi celles-ci figurent la signature d’un arrêté sur l’organisation de l’éducation de base et la réforme du cours d’histoire au primaire. D’autres propositions clés incluent : la professionnalisation de la formation initiale et continue des enseignants, l’élaboration des mesures d’application de la réforme de l’éducation de base, ainsi que le renforcement de l’administration scolaire pour une meilleure gouvernance.
La ministre a aussi insisté sur l’importance de l’archivage numérique des documents officiels du ministère, un levier important pour la traçabilité, la transparence et la mémoire institutionnelle. Elle a par ailleurs évoqué la nécessité de soutenir les écoles d’excellence en tant que vitrines de la qualité éducative.
Le vice-ministre Jean-Pierre Kezamudru a, de son côté, regretté la dégradation du niveau de l’enseignement, notamment dans les établissements supérieurs. Pour lui, la racine du mal se trouve dans les fondations : le primaire. Il a appelé à des réformes qui rendent l’apprenant réellement utile à la société.
L’Inspecteur général de l’EDU-NC, Hubert Kimbonza, a insisté sur l’impératif d’appliquer pleinement l’article 232 de la loi-cadre de l’enseignement, qui prévoit l’adoption des mesures d’application dans l’année qui suit toute nouvelle loi. Un rappel à l’ordre pour accélérer les réformes en attente.
Intervenant également, le professeur Valère Munsya, coordonnateur du SPACE, a éclairé les participants sur les fondements conceptuels de la transformation du système éducatif. Tandis que le professeur Keny Kale a présenté en détail le Plan quinquennal, vision stratégique censée refonder durablement le secteur.
Wali Belade, représentante du Projet d’amélioration de la qualité de l’enseignement primaire (Peqip), a souligné la cohérence de ce programme de 67 millions USD avec d’autres initiatives majeures, notamment le PAAF, le projet Efficace et le PERSE, tous orientés vers une éducation plus équitable, inclusive et performante.
Christian-Timothée MAMPUYA