Dernière minute
Société
Le Centre d’information et de documentation sur le climat (Cidoc) vient de lancer un projet d’appui pour des agriculteurs évoluant dans des zones périphériques de Kinshasa, en vue de les accompagner pour faire face aux effets du changement climatique. Ce lancement est intervenu lors d’un atelier…
Culture
Forum éco
Sport
Enjeux de l’heure
Kinshasa vit au rythme des spéculations autour du prochain remaniement gouvernemental. Le chef de l'État, Félix Tshisekedi, a déjà confirmé son intention de réajuster son équipe, une annonce qui…
Étranger
L’analyse des conflits mondiaux révèle une constante géopolitique : le rôle pivot du voisinage dans les dynamiques des conflits. Si le voisin peut être un médiateur de paix, il s’avère bien…
Nation
À l’attention de la Rédaction du Journal Forum des As
«Si Monsieur KALAA MPINGA KATEMA, ancien actionnaire, a des comptes à régler avec PHC SA, qu’il se contente dc son communiqué de…
Au croisement des cultures : La peinture au sucre
La culture chinoise est imprégnée d’une riche tradition culinaire, allant des plats emblématiques les plus connus,comme le canard laqué pékinois, à des gourmandises de la » street food chinoise « , comme le Tanghulu, ces brochettes de fruits d’aubépine chinoise rouges glacés au caramel, la » version chinoise de la pomme d’amour » …
Aujourd’hui, nous nous intéressons à une sucette qui transcende la frontière entre friandise et œuvre d’art : le « Tang Hua « , qui se traduit littéralement par » Peinture au sucre « .
Traditionnellement, lorsque l’on achète un » Tang Hua « , on fait tourner une aiguille sur un plateau représentant différents modèles, après avoir effectué le paiement. Ainsi, le prix ne varie pas, peu importe la difficulté du sujet représenté par la peinture au sucre, qui est déterminé, en quelque sorte, par le destin.
« Le Tang Hua« , ou « peinture au sucre », consiste littéralement à peindre avec du sucre, nous explique Liu Binbin, aujourd’hui gardien de ce patrimoine culturel immatériel.
» La matière première utilisée est le maltose, précise le maître-artisan, qui a plus de 20 ans d’expérience. Il est extrait du blé germé, qui est cuit à la vapeur, fermenté, pressé en jus, puis bouilli dans une marmite. L’on obtient alors un morceau de sucre. » Lorsque celui-ci est fondu dans une poêle en cuivre, la » peinture au sucre » en tant que telle peut alors commencer.
La « toile » ? Une planche en albâtre blanche, qui permet de refroidir le sucre rapidement, tout en créant un contraste visuel séduisant avec la couleur du sucre.
La réalisation d’une « peinture au sucre » doit tenir compte de la température du sucre, de la planche et de l’environnement.
Il faut aussi pouvoir réaliser le tracé du dessin en un coup de pinceau – ou plutôt de louche – un peu comme ces jeuxen ligne qui nous demandent de retracer un dessin sans passer deux fois sur la même ligne.
Évoluant avec l’ère du temps, les peintures au sucre se font aussi aujourd’hui en couleurs, ou encore en 3D, qui sont autant de moyens d’innover une forme d’art vieille de plusieurs millénaires.
En effet, la peinture au sucre date de la dynastie Tang, et s’est développée sous la dynastie Song.
Autrefois, l’on en apercevait qu’aux foires du Nouvel An chinois, car le sucre était un produit de luxe. Aujourd’hui, si la » peinture au sucre » est devenue un produit bien plus commun, l’on est tout de même tenté de vouloir conserver ces Tang Hua comme des œuvres artistiques… dont la fragilité nous oblige parfois à les déguster malgré nous. CGTN /français