Dernière minute
Société
À l'occasion de la journée internationale de la jeunesse célébrée ce mercredi 12 août 2026, sous le thème " Des contextes différents, des aspirations communes ", le Fonds des Nations unies pour la population ( UNFPA ) a lancé un appel à investir dans le potentiel des jeunes en République…
Culture
Forum éco
Enjeux de l’heure
À l'occasion de la Journée internationale de la jeunesse, célébrée ce mercredi 12 août 2026, le Conseil provincial de la jeunesse (CPJ) du Kasaï-Central a appelé les jeunes de la province à…
Étranger
Rapatriements et centre temporaire, l’Afrique du Sud veut récupérer les frais engagés après les violences visant des ressortissants étrangers.
L’Afrique du Sud entend faire payer une…
Nation
Les éléments du Service national accompagnés des militaires ont effectué une descente musclée sur le terrain, dans l'après-midi du mardi 11 août, au célébrissime corridor dit " Mille euros", à…
ACCULE PAR LES SANCTIONS DE WASHINGTON, Kigali prêt à retirer ses troupes sous conditions
* Alors que Kinshasa se frotte les mains, le régime de Paul Kagame appelle la RDC à cesser tout soutien aux FDLR.
Un tournant diplomatique semble s'esquisser dans la crise sécuritaire qui secoue l'Est de la République démocratique du Congo. Dans un communiqué officiel publié hier lundi 2 mars, le gouvernement du Rwanda affirme être "pleinement engagé à désengager ses forces", conditionnant toutefois ce retrait à la mise en œuvre, par Kinshasa, de ses propres engagements.
Cette déclaration intervient dans un contexte de fortes tensions, après l'annonce de sanctions américaines visant Kigali. Les autorités rwandaises dénoncent des mesures "unilatérales" prises par les États-Unis, qu'elles jugent injustes et déséquilibrées dans l'approche du conflit.
Dans son communiqué, Kigali précise que le désengagement de ses forces se fera en tandem avec l'application des obligations souscrites par la RDC, notamment celles relatives à la neutralisation des groupes armés actifs dans l'Est congolais.
Le Rwanda accuse, par ailleurs, la coalition congolaise d'inclure des mercenaires étrangers et des milices, notamment les FDLR, qu'il considère comme une menace persistante pour sa sécurité nationale. Kigali rappelle que, selon lui, Kinshasa s'était engagée, dans le cadre des accords de Washington, à mettre fin à tout soutien à ces groupes armés.
PRESSION INTERNATIONALE
La déclaration rwandaise marque la première reconnaissance explicite d'un possible retrait militaire, même si celui-ci reste soumis à des conditions strictes. Pour plusieurs observateurs, il s'agit d'un signal diplomatique fort envoyé à la communauté internationale, alors que la pression s'intensifie autour du conflit.
À Kinshasa, cette annonce pourrait être perçue comme une victoire diplomatique partielle, mais les autorités congolaises n'ont pas encore officiellement réagi à cette prise de position.
Alors que les affrontements se poursuivent dans certaines zones de l'Est congolais, la perspective d'un désengagement progressif des forces rwandaises pourrait ouvrir la voie à une relance effective du processus de paix. Kigali affirme soutenir la reprise des mécanismes conjoints de suivi et appelle à une approche équilibrée de la part des partenaires internationaux.
Reste à savoir si cette main tendue conditionnelle débouchera sur une véritable désescalade sur le terrain ou si elle reste une stratégie visant à distraire Washington qui se montre de plus en plus déterminé à mettre fin aux atrocités. César IPOKA