Dernière minute
Société
Suka ya mbangu eza kaka ko pema". Le secteur des transports en commun livre, une fois de plus et pour la joie des lecteurs de notre chronique culturelle " Au-delà du lisible", ses plus grands secrets. A la manœuvre, des auteurs anonymes qui ont choisi des véhicules Mercedes Benz, toutes séries…
Culture
Forum éco
Sport
Enjeux de l’heure
* L'audience renvoyée au 12 mai pour suites des débats.
La Haute Cour militaire a décidé de renvoyer au mardi 12 mai la suite du procès du lieutenant-général Philémon Yav, ancien commandant…
Étranger
La République de Zambie a réaffirmé, jeudi, sa position ferme et constante en faveur de l'intégrité territoriale et de la marocanité du Sahara.
Elle a également salué l'…
Nation
De nombreux pygmées ayant fui l'activisme des rebelles ougandais des Forces démocratiques alliées (ADF) dans le territoire de Mambasa en Ituri, traversent actuellement une vie déplorable à…
52 ans de l’Ecole nationale des finances : Appel pressant au respect de l’ordonnance-loi portant sa création
14 septembre 1972-14 septembre 2024. Cela fait 52 ans, jour pour jour que l’école nationale des finances (ENF) a vu le jour par l’ordonnance-loi no 072-14 du 14 septembre 1972. Il se fait malheureusement qu’aujourd’hui l’esprit originel du texte fondateur de cet établissement de formation a été modifié. C’est pourquoi, un appel pressant est adressé au président de la République, Félix Antoine Tshisekedi, de revenir à la source pour lui redonner sa formule d’origine.
En effet, si nous remontons en 1968, lors de la première formule de cette école, nous trouverons qu’elle avait en tête un conseil d’administration. Mais, suite à l’ordonnance-loi ci-haut citée, il a été créé un comité de direction en lieu et place du conseil d’administration.
Dans ce comité de direction, devenu organe central, siégeaient tous les directeurs (trois) du ministère des Finances. Plus tard, les trois directions qui constituaient le comité de direction seront élevées au rang des directions générales. Il s’agit de la direction générale des impôts (DGI), de la direction générale de douane et accises (DGDA) et de la direction générale des recettes administratives, judiciaires et domaniales (DGRAD).
Pour des raisons non encore élucidées à ce jour, le comité de direction a été supprimé de manière illégale, alors qu’il était dirigé par le secrétaire général du ministère des Finances. En conséquence, aujourd’hui, cette école a, à sa tête, un directeur général qui dirige seul, et ne dépend que directement du ministre de tutelle.
La genèse de l’ENF remonte à 1968 suite à la demande du ministre des Finances de l’époque, Paul Mushiete. Dans son plaidoyer adressé au président de la République (Joseph- Désiré Mobutu), il lui a fait comprendre que l’assainissement des finances publiques postule un contrôle rigoureux des recettes et des dépenses ainsi qu’une lutte énergique contre la fraude et l’évasion fiscales, qui ont pris une ampleur alarmante.
Selon ce ministre, spécialement, au premier niveau du contrôle et de l’exécution, le personnel en service paraît rempli de bonne volonté mais sa compétence est limitée. Et de préciser :« Les jeunes agents, provenant du recrutement de la Fonction publique, n’ont que des connaissances financières par trop rudimentaires ».
A un niveau plus élevé, l’Ecole nationale d’administration commence à fournir des diplômés, appelés à prendre rang comme chef de bureau. Mais, a-t-il argué, si ces jeunes gens possèdent un bagage général honorable, et d’ailleurs purement théorique, ils n’ont que des sommaires notions des finances publiques et ne sont, en aucun cas spécialisés.
C’est pourquoi, a-t-il souligné son rapport, il apparaît donc indispensable de procéder à la création d’un établissement supérieur d’enseignement des finances. C’est là donc que se situe la genèse de l’ENF, qui se présente à la fois comme un centre de perfectionnement et comme une école de formation.
Dans le contexte actuel où la RDC fait face à des multiples défis socio-économiques, il s’avère impérieux de redonner vie à cette importante école pour permettre à la RDC de disposer d’une élite susceptible d’introduire une gestion transparente des ressources financières de la RDC.
Muke MUKE