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La phrase « To changer lingomba kasi Nzambe te ! » est un mélange de beaucoup de mots en lingala et d’un seul en français. Les Kinois, habitants de la capitale du pays, aiment bien s’exprimer ainsi, dans un langage parfois argotique incompréhensible.
«To changer» peut avoir…
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En Ituri, le mauvais état des routes rend parfois difficile la lutte contre la maladie à virus Ebola et complique le transport des malades vers les centres de traitement d'Ebola (CTE) ainsi que l'…
Voiries urbaines: les raisons de la dégradation rapides des routes de Kinshasa
En dépit du vaste programme mis en place par les gouvernements central et provincial de Kinshasa, le constat fait est amer. Il y a d’abord le retard dans l’exécution des travaux. Des chantiers qui ont été programmés pour quelques mois traînent au point où la remise des ouvrages intervient toujours en retard.
Beaucoup de cas illustrent nos allégations. La route Elengesa dont les travaux ont été lancés il y a plusieurs années, n’est jamais arrivée à terme. L’avenue Kasa-Vubu sur son tronçon Victoire - avenue du Commerce piétine. Personne ne saura dire avec précision quand les travaux seront achevés. Entre temps, il se pose un problème très sérieux d’itinéraire pour les bus et les taxis qui veulent emprunter cette voie.
Du rond-point Bandal Moulaert jusqu’à Selembao, les travaux entamés il y a des années n’avancent pas normalement. Cette route est devenue un véritable hippodrome. Pour atteindre le marché de Selembao, les automobilistes ne peuvent plus passer devant le centre pénitentiaire de rééducation. Ils sont obligés de faire des détours à l’intérieur de la commune de Bumbu.
Les travaux du court tronçon qui part de l’entrée de la gare de Kimwenza jusqu’à la paroisse Ste Rita, à peine quelques centaines de mètres, sont bloqués. Prévus pour quelques trois ou cinq mois, nous avons dépassé une année. Les riverains n’arrivent pas à comprendre ce qui se passe réellement. Il y a beaucoup d’autres exemples à citer pour démontrer qu’il se pose de sérieuses difficultés dans la réhabilitation des routes de la ville de Kinshasa.
Face à cette triste situation, d’aucuns ne cessent de se poser la question de savoir où se situe exactement le problème.
Le Bureau technique de contrôle interpellé
En principe, lors de l’exécution des travaux de construction ou de réhabilitation des routes, il y a une structure technique du ministère des Infrastructures et travaux publics qui a la responsabilité de suivre de près la qualité desdits travaux. C’est le Bureau technique de contrôle (BTC).
Avant la réception des ouvrages, le BTC doit nécessairement donner son aval. Malheureusement, il est constaté que ce service ne joue pas correctement sa mission. Dans plusieurs chantiers, l’absence de son personnel est flagrante. En conséquence, la qualité de nos routes est précaire.
Quelques mois après leur réception, elles retombent dans la précarité. Les flaques d’eau voient le jour avec le risque de provoquer le délabrement des chaussées, l’eau étant le premier ennemi du bitume.
Revaloriser les diplômés de l'INBTP
Cette question appelle celle relative au niveau des ingénieurs de route. Le pays est doté d’un institut supérieur chargé de former les experts en construction des bâtiments et des routes. Il s’agit de l’institut national des bâtiments et des travaux publics (IBTP). Chaque année, cette institution académique déverse sur le marché des ingénieurs. Où sont-ils orientés pour que la RDC connaisse un déficit de main - d’œuvre qualifiée dans ce secteur ?
C’est le même cas constaté à la Snel et à la Regideso où les produits de l’ISTA ne sont pas visibles dans les chantiers de ces deux entreprises étatiques.
Se pose-t-il un problème d’adéquation entre la formation dispensée et l’usage sur terrain des diplômés ? Ou alors les programmes de notre enseignement doivent être complètement repensés pour que les étudiants formés servent réellement à la société. Muke MUKE