Dernière minute
Société
Plus de 10 millions de morts. Tel est le bilan macabre établi par le système des Nations unies pour la guerre qui sévit dans l’Est de la République Démocratique du Congo depuis environ trois décennies. Un bilan en constante augmentation, d’autant que, chaque jour, au moins une âme tombe sur le…
Culture
Forum éco
Enjeux de l’heure
Dans la province de l’Ituri, au nord-est de la République démocratique du Congo, la problématique du mariage précoce chez les jeunes filles demeure une préoccupation majeure pour les acteurs des…
Étranger
Rabat - Sa Majesté le Roi Mohammed VI, que Dieu L’assiste, accompagné de Son Altesse Royale le Prince Héritier Moulay El Hassan, a présidé, samedi au Palais Royal à Rabat, un Conseil des ministres…
Nation
Écoles doctorales dès la rentrée 2026-2027, autofinancement des universités, réduction de 50 % des frais pour les étudiants vulnérables : la ministre de l'Enseignement supérieur et universitaire,…
Ville morte : vieille pratique sans effets face aux réalités actuelles
Un acteur politique de l'Opposition qui a requis l'anonymat, n'est pas d'accord avec la journée ville morte projetée par la famille politique dont il fait partie.
Selon lui, cette pratique qui a permis à affaiblir le régime du maréchal Mobutu n'est pas appropriée dans le contexte socio-économique actuel.
À l'époque de la Deuxième République mobutiste, même si les Zaïrois vivaient dans des conditions précaires, a-t-il martelé, l'objectivité nous impose à reconnaître que le contexte du moment n'est pas le même que celui des années 1980-1990.
Il se déclare parmi les membres de l'Union sacrée de l'opposition radicale (USOR) qui ont mis en place des stratégies pour la distribution des tracts afin de la réussite des journées villes mortes.
En dépit de tous les succès de ces opérations, souligne-t-il, l'opposition n'est pas parvenue à chasser Mobutu. Celui-ci s'en moquait éperdument trouvant que c'était de la distraction pure et simple, l'essentiel pour lui étant de demeurer au pouvoir.
Cependant, a-t-il rappelé, il a fallu qu'un certain vieux maquisard du nom de Laurent Désiré Kabila recoure à une nébuleuse alliance pour que le dictateur soit chassé de son piédestal.
CONTRE LA VIOLENCE, MAIS POUR UNE SENSIBILISATION RÉPUBLICAINE
Farouchement opposé à toutes formes de violence, cet opposant qui se dit de l'idéologie du défunt Sphinx de Limete, est favorable à la non-violence et à une sensibilisation républicaine des citoyens pour leur auto-prise en charge contre toute sorte de dictature.
Soutenant le rejet du projet de changement de la constitution préconisé par l'USN - c'est tout à fait normal parce qu'étant de l'opposition - il suggère, par contre, à ses pairs d'organiser les conférences et des matinées politiques pour motiver leur position.
Cette stratégie a l'avantage d'éviter des convulsions sociales, des morts inutiles et de convaincre une partie de la population à adhérer à leur cause.
Par contre, les villes mortes, dans l'environnement socioéconomique précaire actuel, où les citoyens vivent très difficilement du jour le jour, n'apporteront aucun dividende à l'Opposition qui éprouve de la peine à se structurer.
Par ailleurs, l'acteur politique a souligné qu'en son temps, Mobutu avait en face de lui un Étienne Tshisekedi tout feu tout flamme, au meilleur de sa forme comme opposant soutenu par une opposition radicale intraitable.
Mais pour le moment, l'opposant propose à ses pairs de s'organiser pour contrer les velléités dictatoriales de leurs adversaires.
Muke MUKE