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Ville morte et pillage à Kinshasa: une économie fragilisée sur fond de dégâts matériels
La ville de Kinshasa a été le théâtre de scènes de violence et de désolation, hier mardi 28 janvier, lors de la journée ville morte décrétée par les jeunes sportifs et qui a occasionné des marches de protestation contre l'agression rwandaise dans l'est de la République démocratique du Congo.Cette manifestation initialement prévue comme pacifique, a rapidement dégénéré en pillages touchant plusieurs ambassades, maisons commerciales, supers marchés.
Les jeunes de différents quartiers de 24 communes ont été sur terrain répondant positivement et massivement à la ville morte décrétée. Des pneus brûlés,des routes barricadées pour protester contre l'agression rwandaise sur le territoire congolais en l'occurrence à Goma, chef-lieu de la province du Nord--Kivu.
La sécurité est l’un des principaux critères pour attirer les investissements publics et privés. Les récents pillages envoient un signal négatif aux investisseurs, qui pourraient redouter une instabilité chronique. Des entreprises locales et internationales, pillées ou détruites, pourraient ne pas se relever, entraînant la perte de milliers d’emplois pour les Kinois.
Les grandes enseignes commerciales, qui jouent un rôle crucial dans la collecte des taxes et impôts pour le trésor public, pourraient envisager de réduire leurs opérations, voire de quitter le marché congolais. Cette fuite des capitaux et des compétences affaiblirait davantage une économie déjà confrontée à des défis majeurs.
CONSÉQUENCES ÉCONOMIQUES
Outre les pertes matérielles immédiates, ces pillages risquent de provoquer :
- Une hausse du chômage : Les entreprises détruites ou fermées ne pourront plus embaucher, laissant de nombreuses familles sans revenus.
- Une baisse des recettes fiscales : Moins d’entreprises en activité signifient moins de taxes collectées, réduisant la capacité de l’État à financer ses projets.
- Une dégradation de la confiance des investisseurs : Les entreprises étrangères hésiteront à investir dans un environnement perçu comme instable et dangereux.
Pour éviter une crise prolongée, il est impératif que les autorités prennent des mesures fortes, notamment :
- Rétablir rapidement la sécurité et renforcer la protection des infrastructures économiques et diplomatiques.
- Lancer une campagne de sensibilisation sur l’impact des pillages sur l’économie nationale.
- Offrir des garanties et des incitations aux investisseurs pour éviter une fuite massive des capitaux.
Kinshasa, vitrine économique et politique du pays, ne peut se permettre de sombrer dans l’anarchie.
L’avenir économique de la capitale, et par extension celui de la RDC, dépendra de la rapidité et de l’efficacité des réponses apportées par le Gouvernement.
En 2025, la RDC ne peut se permettre de revivre les erreurs du passé. Les leçons de l’histoire doivent guider les décisions d’aujourd’hui.
Ce tourbillon de violence rappelle tristement les années de pillages de 1991 et 1992 sous le gouverneur Kibabu Madiata Nzau, à l'époque numéro un de la ville.
Ce, lorsque le Zaïre avait connu une dégringolade économique à cause de pillages généralisés. À cette époque, ces événements avaient précipité l’effondrement de l’économie nationale, entraînant une crise de confiance chez les investisseurs étrangers et locaux. Aujourd’hui, Kinshasa risque de vivre un scénario similaire si des mesures urgentes ne sont pas prises pour rétablir l’ordre et rassurer les acteurs économiques.
Gloire BATOMENE