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" Ngenge basombaka te! Makutadidi
" Ngenge basombaka te! Makutadidi.
Les 3 B bawu dianga bawu * nuanga bawu si bakota soki. Zala mayele"
" Ngenge basombaka te! Makutadidi.
Les 3 B - bawu dianga bawu * nuanga bawu si bakota soki. Zala mayele". Comme plusieurs autres messages, les uns déjà traités, d'autres en attente de traitement, ce message est un mélange de lingala, de kikongo et de français. Un mélange peu utilisé dans les auteurs, le plus utilisé étant de lingala et de français ou parfois de kikongo et de français.
Le message est constitué de deux parties : " Ngenge basombaka te ! Makutadidi" et "Les 3 B bawu dianga bawu * nuanga bawu si bakita soki. Zala mayele".
"La chance/le succès ne s'achète pas ! Cela te regarde", telle est la traduction française de la première partie. Tandis que la seconde se traduit par " Les 3 B - ceux avec qui tu manges, ceux avec qui tu bois sont ceux qui vont te causer du tort. Sois sage/intelligent.
Sur le plan formel, nous relevons que l'auteur ou le rédacteur du message n'est pas un Mukongo. Car s'il l'était, il aurait écrit " si bakukota nsoki" et non " si bakota soki". Comme quoi il aurait écrit " nsoki".(avec un "n").
En plus, l'on se demande ce que l'astérisque ou l'étoile placé entre "bawu " et " nuanga" vient faire à cet endroit. L'un ou l'autre n'est pas à sa place.
Dans une de nos précédentes éditions, nous avons déjà traité la première partie. Ainsi nous n'allons pas nous y attarder longuement. Mais nous disons brièvement que lorsque quelqu'un dit que le succès ou la chance ne s'achète pas, il veut simplement enseigner qu'il est insensé pour une personne de chercher à avoir du succès à coup de billets de banque ou par un autre moyen non naturel que le travail, la persévérance. Ce qui provoque souvent la folie ou la mort. Bref, à des conséquences incalculables et désastreuses. Les exemples sont légion. Ainsi, en guise de mise en garde, le messager termine sa leçon par une expression en kikongo : "makutadîdi". C'est-à-dire : " cela te regarde", " à tes risques et périls".
Concernant la seconde partie, l'auteur nous révèle les deux groupes de personnes susceptibles de nous faire du mal: ceux avec qui nous partageons à manger et ceux avec qui nous partageons un verre. Il nous prévient que c'est de ces deux groupes de personnes que peut provenir notre malheur. L'expression illustre les personnes qui profitent des plaisirs de la vie de manière très intéressée ou opportuniste et nous nuisent par la suite. Aussi nous il prévient d'être prudent ou de faire preuve d'intelligence.
Comme leçon à tirer de ce conseil : faisons attention aux personnes qui ont l'habitude de manger ou de prendre un verre avec nous. Méfions-nous d'elles !
Kléber KUNGU