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UNFPA: les acteurs sociaux outillés en gestion des cas d’abus, harcèlement et exploitation sexuels
L’atelier de formation des acteurs sociaux sur la gestion des cas d’ exploitation, abus et harcèlement sexuels (EAS/HS) s’est clôturé le week-end à Kinshasa. Ces assises de trois jours visaient le renforcement des capacités des acteurs sociaux dans le but de former à leur tour les acteurs de terrain, de lutte contre les violences faites aux femmes mais également les points focaux de l’EPST qui s’occupent des questions de prévention et de réponse aux EAS/ HS en milieu scolaire. Cela, dans le cadre de la mise en œuvre du projet équipement et de renforcement du système éducatif (Perse).
La spécialiste des programmes violences sexuelles à l’UNFPA, Mireille Ikoli, le résultat ultime de cette formation est » de pouvoir nous assurer que sur le terrain nous avons le service de qualité pour les victimes des violences basées sur le genre et particulièrement le cas d’enfants victimes de EAS/ HS. Au total, « nous avions eu 23 participants, et à l’issue de cette séance chacun de participant rentrera dans sa province pour former à son tour un certain nombre de personnes sur le terrain. Nous voulons renforcer les capacités des ONG, des partenaires de l’EPST pour pouvoir aider à assurer non seulement la prévention mais aussi l’assistance aux victimes de EAS« , a-t-elle fait remarquer.
Pour sa part, le coordonnateur du projet PERSE, Valère Musiya a fait savoir que cette activité a atteint l’un des objectifs du projet PERSE, qui est celui de la sécurité et la protection des enfants en milieu scolaire. Selon lui, la suppression de frais scolaire ne suffit pas pour que tous les enfants aillent à l’école, mais il y’a également d’autres facteurs notamment les abus et harcèlement sexuels, ce qui fait que certaines filles abandonnent l’école.
« Si on ne règle pas cette question, évidemment, le projet ne va pas atteindre son objectif ultime qui est d’envoyer tous les enfants à l’école », a-t-il martelé.
Au terme de cette formation, les participants venus de tous les coins de la RDC ont exprimé leur satisfaction. En leurs noms, Lucie Ndaya a fait savoir que la formation suivie va leur permettre de bien se préparer à former à leur tour les points focaux au niveau national et provincial pour qu’ils soient aptes à porter haut le mécanisme de gestion de plainte du Ministère de l’EPST dans le cadre du projet PERSE. Elle n’a pas manqué de remercier l’UNFPA pour l’appui de taille à l’organisation de cet atelier. Tricya MUSANSI